Un astronome découvre une planète morte qui file droit vers la Terre. Car il n'y a aucun moyen d'empêcher la collision, un pilote et un astronome sont chargés de construire puis de piloter un vaisseau spatial capable d'embarquer une poignée d'humains rigoureusement sélectionnés vers une autre planète.
Le Choc des Mondes – Rudolph Maté – Août 1951
Le film catastrophe c'est vraiment le truc du cinéma Américain, ils adorent se mettre fictivement dans la merde. Ce qui donne de multiples résultats, allant du ridicule pur et simple jusqu'à des choses assez anxiogène et certains cinéastes se distinguent, comme l'immense Roland Emmerich, un artiste de la démolition, le pape de la catastrophe, mister cataclysme en personne, sauf qu'il n'a absolument rien inventé et que des cinéastes 50 ans avant faisait aussi bien, un brin débile mais avec nettement plus de fond. Pourtant des le début de ce « Choc des Mondes », il y a pas mal d'invraisemblances, on est dans les années 50 et un astronome détecte une planète qui file droit sur la terre, avec son satellite. Il en est sur et demande au professeur Hendron de confirmer ses dires. J'ai donc de sérieux doutes a cause de l'époque sur la réelle possibilité du calcul et de la soi disante prédiction. Le plus drôle reste l'envie de coloniser le satellite de Bellus (La planete tueuse) qu'ils appellent Zyra, donc jusque l'a 1 pour Rudolph Maté et 1 pour Roland Emmerich sur l'échelle de la connerie …
Mais la ou je dis merci à Rudolph Maté c'est dans le traitement son histoire, car sur sa courte durée qu'il fait, il se concentre sur la préparation du vaisseau qui doit embarque une quarantaine d'humain sur Zyra, de son début, jusqu'à la fin. Et se choix est judicieux car le film prend ainsi une tournure bien plus humaine, c'est ainsi que Rudolph Maté pose les questions dans le bon ordre. On y parle du déni de la découverte, les savants sont raillés par leurs homologues, par la presse, alors que d'autre y croient et qu'ils mettent en place des solutions. L'homme est ainsi au cœur de tout, sa morale, son éthique, son rang social, Maté livre ainsi quelques belles réflexions, sur qui sauver, sur qui choisira ou encore sur la faculté des hommes à accepter tels quels le destin qui leur est promis. Ce qui est au final donne énormément de substance au film, qui ne se complaint jamais dans l'abus d'explosion et de péripéties aussi inutiles que vaines.


