The Bad Batch

THE BAD BATCH d'Ana Lily Amirpour En français on pourrait traduire the bad batch, par la mauvaise graine, et c'est le ...


THE BAD BATCH
d'Ana Lily Amirpour

En français on pourrait traduire the bad batch, par la mauvaise graine, et c'est le seul bagage dont on a besoin pour commencer ce film.

Dans une période futur les personnes que l'on aurait mis en prison sont conduites à la frontière du Texas, ou un immense grillage sépare le désert d'un coté les usa et leur législation, de l'autre une zone de non droit. Ils ne sont pas des prisonniers ils sont des « bad batch ». C'est à ce moment de sa vie que l'on rencontre Arlen, toute pépette avec jupe pastèque, sac à dos avec écussons et smiley, porte feuille vans avec photo de son ex et un petit air de jeune femme énervée.

Ce film que l'on a eu envie de voir en partie pour son casting est l'un des plus wtf que j'ai eu l'occasion de visionner ces dernières années. Il est extrêmement ambitieux (autant dans la forme que sur le fond). Il est également totalement hors sol tout en restant en prise avec la société ou nous évoluons.
Son esthétisme est à l'image de son héroïne. Il est très beau. La manière de filmer le désert, de créer des villes ou des campements. Tout cela en mélangeant les styles. Il y a un petit coté stealpunk dans la prothèse de jambe, de l'onirisme dans sa manière de filmer la nuit... Mais il est amputé de choses qui nous semblent nécessaires pour garder un certain équilibre. Très rapidement on s’aperçoit que même les interdits que l'on pensait de base sont transgressés.
Ce qui marque dans un premier temps ce qu'il reste c'est le silence. Il n'y a pas un seul dialogue pendant les vingt premières minutes. Et quand les conversations commencent c'est souvent ces mots que l'on échange pour ne rien dire. Arlen commence à communiquer réellement que vers la moitié du film. Et c'est judicieux comme ça on est confronté au film, à sa brutalité (les scènes de cannibalisme et ce qui va autour, le grincement de la carriole de l'hermite, ou le bruissement de comfort). Le spectateur prend tout de plein fouet, et doit deviner et déduire.

Quant à la musique elle est réconfortante et surgit de notre passé au moment des scènes d’anthropophagie et elle prend des rythmes électroniques quand ce sont les habitants qui font la fête et s'amusent.
L'histoire est bien menée, et rythmée. Il n'y a pas de temps morts, elle rebondit et évolue à chaque étape. Le scénario sait laisser rouler l'histoire et la parsemer de moments de tensions extrêmes, de cruauté, et de douceurs quasi irréelles. Il n'y a pas un moment ou l'on est complètement serein. Et pour parler des deux personnages principaux, la réalisatrice utilise des images dans l'image. Les tatouages de Miami man et d'arlen racontent leurs histoires. Pour elle sont premier et grand amour qu'elle cache sous ses cheveux, les cerises sur sa poitrine, suicide qui est gravée sur son bras, puis le dernier, le numéro qu'on lui a tatoué avant d'arriver; tant de choses dont elle peut parler. Ceux de l'homme commencent à s'effacer, comme cuba dans son cou, et les autres qu'on a du mal à décrypter. Seul celui qui barre son torse est visible et il est devenu son identité. Alors qu'il est taiseux, il communique majoritairement par ses dessins. Et les plus beaux sont les portraits qu'il fait de sa fille.
Le casting est délicieux. Jason momoa est un miami man très efficace. Il a une présence animale inquiétante et fascinante à la fois.
Suki Waterhouse et bien dans son rôle, lumineuse, mais pas toujours à la hauteur de son personnage. Cependant ça ne gène pas le film. La réalisation arrive à palier à ses faiblesses et à s'en servir.
Puis il y a une myriade de second rôles prestigieux. Keanu Reeves en dreamer. Il est à contre emploi et pourtant à chaque fois qu'il est présent à l'écran ça fonctionne. Il est à la fois inquiétant et magnétique, malgré des tenues disgracieuses. On pourra noter la présence de Jim Carrey et un caméo de Diégo Luna.

Ce film est riche de sens. Il formalise les dires de certains. Éliminer de la société ceux qui ne se fondraient pas dans le moule (délinquants, sans papiers...), créer une séparation entre le Texas et le Mexique, une zone de non droit. Et il pousse l'exercice au bout de lui même. Mais l'histoire met à mal cette dystopie (société imaginaire qui s'organise de manière à ce que ses membres ne soient jamais heureux). Les gens arrivent à être heureux. Le rêveur en re créant une société proche de celle qui les a mis à l'annexe «comfort». Donnant un certain confort de vie aux habitants de sa cité. Créant un but «chercher le rêve», provoquant des moments de joies par la musique et des drogues, beaucoup de drogues; puis en prônant des notions de transmissions, et de protections.

Ou ceux qui se mettent en marge,tel que l’Hermite ou miami man qui refusent ces concepts et fonctionnent à leurs manières, cruellement parfois mais en y trouvant un certain bonheur.
Lesquels des deux sont les plus bad batch. Ceux qui recréent une société tout confort alors qu'ils sont condamnés à ne plus vivre comme cela. Ou ceux qui ne vivent pas dans cette société car ils s'y sentent mal. Le film ne le dit pas, à vous de voir.
Je finirai juste en relevant la critique sévère des états unis, du rêve américain et de la manière dont sont traités les laissés pour compte dont se fait l'écho ce film

Ce film est une surprise. Une surprise qui a la forme d'une grande baffe!soit on l'aimera soit on le détestera. Moi j'ai aimé






Yo-Kai Watch, Le Film [CONCOURS]

A l’occasion de la sortie au cinéma du film d'animation "Yo-Kai Watch le Film" réalisé par Shigeharu Takahashi, Shinji Ushi...


A l’occasion de la sortie au cinéma du film d'animation "Yo-Kai Watch le Film" réalisé par Shigeharu Takahashi, Shinji Ushiro le 9 Aout 2017. Inglourious Cinema en partenariat avec 
« Viz Media Europe » et « Wild Bunch Distribution » vous font gagner :



 1er lot : 1 affiche du film + 1 médaillon exclusif + 1 X 2 places pour voir le film
2ème et 3ème lot : 1 médaillon exclusif + 1 X 2 places pour voir le film
4ème et 5ème lot : 1médaillon exclusif


 
Nathan se trouve cette fois plongé dans le passé et va devoir triompher de Yo-kai maléfiques bien décidés à briser le lien d’amitié que notre héros a noué avec les Yo-kai. Avec l’aide de ses fidèles compagnons Whisper et Jibanyan et de son grand-père, Nathan va devoir découvrir comment la première Yo-kai Watch a été créée.

[Pour gagner, il vous suffit de répondre correctement à la question ci-dessous avant le 2 Août 2017 à minuit; un tirage au sort désignera les gagnants parmi les bonnes réponses:

Sur quel chaîne en 2016 fut diffusée en premier le dessin animée "Yo-kai Watch" en France ?


1- Boing
2- Gulli
3- Cartoon Network

Envoyez votre réponse à inglouriouscinema@gmail.com

Avec votre nom, prénom et adresse postale.

Pour doublez vos chances, suivez nous sur facebook ou twitter]

Le tirage au sort aura lieu le 3 Août 2017 et les gagnants seront avertis par e-mail. 1 seule participation par foyer sera prise en compte, toute réponse incomplète (sans adresse) ne sera pas prise en compte, Concours destiné aux habitants de France métropolitaine uniquement. Vos coordonnées ne seront pas conservées. Notre partenaire enverra les lots aux gagnants, Inglourious Cinema ne saurait être tenu pour responsable de l’acheminement des lots.

Que dios nos perdone

À Madrid, durant l’été 2011. La crise économique ébranle la société et provoque la naissance du mouvement social 15-M, celui des Indig...


À Madrid, durant l’été 2011. La crise économique ébranle la société et provoque la naissance du mouvement social 15-M, celui des Indignés. De surcroît, des milliers de pèlerins débarquent dans la capitale espagnole pour y accueillir le Pape. C’est dans ce contexte que les policiers Alfaro et Velarde ont pour mission d’arrêter de manière « discrète » un assassin présumé. Mais la pression exercée et la course contre la montre leur feront prendre conscience d’une terrible vérité : dans quelle mesure sont-ils si différents du criminel qu’ils poursuivent ?

Que Dios nos Perdone – 9 Août 2017 – Réalisé par Rodrigo Sorogoyen

Depuis quelques années j'essaye tant bien mal de suivre ce que le cinéma espagnol nous propose ! Et vu qu'il n'est pas évident de les découvrir en France, je me contente des 2/3 films que les distributeurs achètent et les films qui sortent en DTV. Bref depuis, une constante revient dans les films que je découvre, c'est qu'il y a toujours (parfois dans un degré moindre) un angle social, voire politique et c'est une fois de plus le cas avec « Que Dios nos Perdone » !

Madrid est en ébullition, car elle s’apprête à recevoir le pape lors des journées mondiales de la jeunesse. La ville à beaucoup de mal à faire face à tout cet afflux de pèlerins venus pour l'occasion, surtout que le pays est aussi révolté par la gestion de la crise économique qu'ils viennent de traverser, une révolte qui a vu émerger le mouvement des indignés sur la place Puerta del sol le 15 mai 2011. C'est dans ce climat électrique qu'un tueur en série sème la mort dans Madrid en violant et mutilant des personnes âgées. Cette affaire aussi délicate que particulièrement éprouvante est confiée a deux policiers aux profils radicalement différents. Le premier, Alfaro est un inspecteur instinctif et brutal ; le second Velarde, complexé par un bégaiement prononcé est plus discret mais il n'est pas pour autant incompétent. Un duo atypique qui doit faire vite et discrètement, car si l'affaire sort au grand jour, cela sera catastrophique pour la ville et pour la réputation de la police. Une pression supplémentaire qui s'ajoute à l'horreur de l'affaire et qui va les mettre au pied du mur, face à eux même et à leurs propres démons ….


Rodrigo Sorogoyen après deux romances, signe ici son troisième film. Un thriller poisseux et radical de grande qualité, qui se place dans la droite lignée des autres représentants espagnols sortie cette année en France. On plonge ainsi dans une Espagne en pleine crise, d'un coté la jeunesse sacrifiée par un pouvoir corrompu se soulève avec le mouvement des indignés, pendant que de l'autre l'Espagne Catholique accueille le pape et les journées mondiales de la jeunesse en pleine crise des valeurs. Un contexte agité dont Sorogoyen et sa scénariste Isabel Pena s'empare pour livrer une histoire sur la violence qui gangrène le cœur de chaque homme …

L'intrigue du film est plutôt classique, c'est l'histoire d'une enquête sur un violeur et tueur en série. Un récit qui est toutefois brillamment articulé, notamment autour d'une poursuite centrale qui prend place dans le centre de Madrid. Bascule narrative qui nous plonge dans une ambiance encore plus sombre et désespérée. C'est là que le vrai sujet à mon humble avis prend vie, a savoir le portrait de trois hommes, deux policiers et un criminel qui font de ce film ce qu'il est, une interrogation sur la nature de la violence chez l'homme. D'un point de vue moral, le film respecte les carcans de « gentil » et de « méchant », mais quand on gratte sur la surface, il n'y en a pas un pour vraiment rattraper l'autre. Ce sont les produits d'une vie, d'une éducation, souvent catholique, et d'une société patriarcale ou tout ne tourne qu'autour de l'image de « l'homme », fort et viril ! Une violence naturelle, profondément ancrée en eux, qui rend cette histoire encore plus terrifiante, car il n'y a pas de monstre, juste des hommes.

Rodrigo Sorogoyen s'attelle à montrer cela pendant les deux heures que durent le film. Une ambivalence entre ce que l'on voit et ce que l'on renvoie qui se traduit aussi bien dans les actes que visuellement. Un contraste saisissant entre l'ambiance aride et poisseuse des rues madrilène par exemple et l’intérieur aseptisé de l'appartement de Velarde ou encore avec la chaleur et la bonhomie d'Alfaro. Mais ce travail là, admirablement menée par le réalisateur et son chef op Alex de Pablo continue dans la deuxième partie du film ou ils ramènent de la couleur, de la variation et des sentiments, signe d'un récit qui s'emballe et ou chacun des protagonistes se retrouvent face à lui-même. Un rythme qui va crescendo et que le réalisateur maîtrise habilement, alternant les scènes d'expositions et les scènes violentes avec précaution, avec comme point d'orgue cette poursuite centrale fabuleuse.

Longue, imprévisible, sans fin, filmé caméra à l'épaule, on s'épuise au rythme des protagonistes, de plus en plus fatiguer, par la chaleur, par le poids de la tache et par l’impossibilité de coincer le criminel ! Une séquence pivot bien monter que Rodrigo Sorogoyen nous livre avec beaucoup d'application. A cela on peut ajouter une partition musicale signé Olivier Arson particulièrement anxiogène, qui résonne lourdement à chaque fois et qui amplifie le malaise de certaines séquences; les décors de Miguel Angel Rebollo, notamment des appartements, qui alternent entre épure (appt de Velarde) et habitats surchargés, des endroits détaillés et bien penser.

Quant au casting, c'est de la bombe tout simplement ! Javier Pereira dans le rôle d'Andres (le méchant) est un excellent choix. L'homme normal par excellence, courtois et poli, on ne se doutes de rien et c'est nombreux actes délictueux n'en sont que plus terrifiants. Puis il y a l'excellent Antonio de la Torre dans le rôle de Velarde. Impeccable caméléon qui surprend avec ce rôle de policier bègue, presque mutique, l'acteur tout en retenue ne cesse jamais de nous étonner pendant ces deux heures. Et enfin il y a Roberto Alamo, Goya du meilleur acteur en 2017, véritable révélation à mes yeux ! Il est épatant, sous sa carapace de machisme, il montre aisément toutes les failles de son personnages avec un jeu fait de coup d'éclat et de nuance, avec la touche de naturel qui désarçonne. Une excellente performance pour un goya amplement méritée ! 


Un thriller qui mérite le coup d'oeil !


120 battements par minute

120 BATTEMENTS PAR MINUTE de Robin Campillo Ecrire sur 120 battements par minute, c'est se dire que l'on veut p...


120 BATTEMENTS PAR MINUTE
de Robin Campillo


Ecrire sur 120 battements par minute, c'est se dire que l'on veut parler de claquements de doigts, et penser qu'il va falloir glisser «des molécules pour qu'on s'encule». Puis d'un coup c'est être envahi à nouveau par tous les sentiments qui nous ont traversé lors de son visionnage.

Vous pitcher ce film n'est pas aisé. Tant il est riche et qu'il fait naître chez nous une multitude d'émotions. On suit pendant à peu près deux ans le groupe d'act up Paris au début des années 90.On les suit dans leurs réunions hebdomadaires (RH); dans leurs actions, leurs recherches d'informations, mais on fait aussi des insertions dans la vie de certains d'entre eux.
A cette période j'étais ce que l'on appelle aujourd'hui une pré ado. Je ne garde pas grand choses comme souvenirs de la montée en puissance du SIDA. C'est venu plus tard. Mais si je cherche quel est le premier souvenir que j'ai et que je lie à cette maladie c'est l'image des die-in d'act up. Et c'est en partie ce que l'on retrouve ici.
Car tout un pan du film retrace l'action de ce groupe, et ses combats. L'une de ses principales qualités est le scénario et la réalisation tous les deux menés par le même homme. Dans un premier temps, tout est filmé à la première personne. Permettant de nous présenter les règles de fonctionnement de la RH, nous donnant l'impression de faire partie des manifestants d'une de leurs actions. L'immersion a été parfaite pour moi. L'activisme nous apparaît comme naturel, le seul choix à faire. Les claquements de doigts, les «tsst» se mettent à raisonner particulièrement en nous.
L'image pour act up a toujours été une arme. Dans ce film la photographie est tout aussi percutante. Les poches de faux sang qui éclatent, le sang qui se mélange avec ce faux sang. L'évolution de ce virus matérialisé dans la brume d'une boite de nuit, la baignoire pleine de faux sang, et tant d'autres images que je ne veux pas vous spoiler qui reste imprimées sur votre rétine. Tout comme la troisième partie du film ou se succèdent une série de scènes poignantes et fortes.
Dans un premier temps le rythme est emporté quasi euphorique. Les actions et les RH se succèdent. Le ton malgré la gravité de ce dont on parle est léger et dynamique. Dans un second temps la caméra s'installe comme extérieure et le film prend le temps de nous expliquer les différents buts d'act up ce pourquoi ils se battent. Avant tout contre l'industrie pharmaceutique qui brille par son manque d'humanité (rétention d'informations, protocoles de soins inacceptables, et tant d'autres choses que je vous laisse découvrir), la prévention quasi impossible quand on veut cacher les séropositifs,les gais, les droguais, les prisonniers...

La troisième partie s'attache à des personnages. Elle est bouleversante et m'a arraché le cœur. Mais a aucun moment nous ne perdons de vue act up et la volonté de ces hommes de faire bouger les choses autant pour les autres que pour eux. Jusqu'à la scène finale qui nous laisse chancelants entre rires et larmes.
Le scénario est bien mené, et sans concessions. Il montre la maladie et la sexualité, sans fausses pudeurs. Il déroule son film pendant plus de deux heures sans temps morts, sans jamais qu'il ne s'enlise. Il passe d'un moment à l'autre dans un magnifique exercice d'équilibriste aidé par de magnifiques acteurs.
Il n'y a pas une seule personne qui soit moins investie, un second rôle qui ne soit pas parfaitement interprété ou écrit dans ce film. A l'image se la merveilleuse Aloise Sauvage qui mène le débat lors des RH, et qui d'une certaine manière rythme le film. elle est un vent de fraîcheur.
Nahuel Pérez Biscayart interprète Sean. Son rôle est probablement le plus difficile et pourtant il est impeccable que ce soit dans l'excitation, l'acceptation, ou le combat. Ce film m'a donné envie de farfouiller dans sa filmographie et de découvrir les autres films francophones ou il a joué.
Nathan est interprété par Arnaud Valois. Il émane de lui une puissance et son jeu rend son personnage très attachant. Il canalise l'empathie que l'on ressent pendant le film. Il dévore l'écran.
Adele Haenel incarne avec éclat la fille investie et tout le temps sur la brèche. Elle ne tire pas la couverture à elle. Elle est juste un membre parfait d'un groupe à l'image du personnage qu'elle interprète.
Il me paraît évident que ce film ne plaira pas à tout le monde. Je pense qu'il va faire grincer des dents et choquer certains bien pensant. Ça tombe bien c'est un film sur act up

Ce film est ce que j'aime dans le cinéma. Une histoire bien racontée avec un discours politique, et qui nous laisse face à nos réflexions sur la société dans laquelle on évolue. Société ou les labo pharmaceutiques font la pluie et le beau temps; société ou les affiches de préventions sont censurées parce qu'elles montrent deux hommes en train de s’enlacer.




Kong: Skull Island

Un groupe d'explorateurs plus différents les uns que les autres s'aventurent au cœur d'une île inconnue du Pacifique, aussi b...


Un groupe d'explorateurs plus différents les uns que les autres s'aventurent au cœur d'une île inconnue du Pacifique, aussi belle que dangereuse. Ils ne savent pas encore qu'ils viennent de pénétrer sur le territoire de Kong…

Kong: Skull Island – 8 Mars 2017- Réalisé par Jordan Vogt-Roberts

Le « Shared-Universe » ou « Univers Partagé» c'est le petit truc qui fait rêver n'importe quel studio à Hollywood. Son but ? C'est de faire cohabiter au sein d'un même univers, différents personnages d'une licence ou d'une saga déjà établie en multipliant pour ce qui nous concerne, les films ! De ce fait, l'effet d'attente entre chaque film est au maximum, teaser alors par l'envie de savoir ce qui arrivera à l'un ou l'autre des personnages et ça Marvel le fait admirablement bien. Sauf que ça a engendré des tas de petits qu'on n'a pas envie voir ou de voir arriver, comme celui d'Hasbro (GI Joe/Transformers), celui de la saga Fast and Furious (Spin-Off sur Hobss) celui sur les monstres d'Universal (La Momie, l'homme invisible) ou bien encore le « monstroverse » de Legendary/Warner avec Godzilla et désormais Kong.

L'histoire du film qui devait être un « reboot » de ce monstre, c'est transformer en un immense défouloir qui se déroule en pleine guerre du Vietnam. Bill Randa de l'agence Monarch supervise une expédition jusqu'à l'ile du Crane. Une ile qu'il croit habiter par un monstre qui a détruit le bateau ou il se trouvait lors de la seconde guerre mondiale. Pour ça, il profite sans le préciser d'une expédition organisée par le programme Landsat et d'une escorte de militaire. Sauf qu'une fois sur l’île, il se retrouve face à l'inimaginable, un gorille de trente mètre de haut qui les attaque sans aucun ménagement. Décimés, les rares survivants sont éparpillés, ils découvrent alors un lieu dangereux et hostile à l'homme. Pourtant ils vont devoir le traverser, à leurs risques et périls …

Hormis un aspect graphique recherché et la présence de Kong, je n'attendais pas grand choses de ce film. Ce qui est bien, car au final avec « Kong : Skull Island » j'ai eu encore moins de plaisir que ce que j'escomptais. Cet « Apocalypse Now du Monde Perdu » est truffé de bonnes intentions, mais comme Jordan Vogt-Roberts à la subtilité d'un gorille de trente mètres dans un magasin de porcelaine, cela donne un immense foutoir qui se morfond dans son propre concept et l'absence totale d'histoire. Trop conscient de l'imagerie qu'il véhicule (La guerre du Vietnam), le réalisateur en oubli presque qu'on vient pour voir King Kong, et donc si la première séquence sur l’île est impressionnante, avec son lot de destructions et d'images fortes, le reste du film est extrêmement mollasson et il se perd par la même occasion dans son propre sujet et ne fait qu’enchaîner par la suite des scènes sans aucun liant ! Un monstre par si, un autre par là, un marines perdu ou encore un village perdu d'humains.

Sauf que paradoxalement le film ne manque pas d'idées, ni de talents pour faire prendre vie cette « Skull Island ». La direction artistique se tient, le bestiaire de l’ile semble sans limite et le travail de performance capture pour Kong est d'une grande qualité. Malgré ça le film ne décolle jamais et c'est clairement plombé par une narration linéaire, un manque flagrant d'émotion et surtout de personnages correctement caractérisés. Le casting qui était pourtant de qualité, devient ici anecdotique ! Ce qui fait mal quand on à Samuel L. Jackson, Tom Hiddleston, Brie Larson ou encore John Goodman

Godzilla 1 – King Kong 0
"Poster crée par Autumn Rain Turkel"

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