Fe de Eterras

La historia transcurre en el cálido verano de 2010 en una pequeña capital de provincias española. Un peculiar y disfuncional comando de ...


La historia transcurre en el cálido verano de 2010 en una pequeña capital de provincias española. Un peculiar y disfuncional comando de ETA -formado por un veterano que está deseando demostrar que no es un cobarde, una pareja cuyo compromiso depende de la continuidad de la banda y un manchego que cree que entrar en el comando le hará sentir como si fuera Chuck Norris - se atrinchera en un piso a la espera de recibir una llamada, que parece que nunca llega, para pasar a la acción. Mientras tanto, la selección española de fútbol va avanzando triunfalmente en el Mundial de Sudáfrica y todo el mundo lo celebra a su alrededor...

Fe de Eterras – Réalisé par Borja Cobeaga - 13 Octobre 2017 (Netflix)
Prendre Netflix au mois de Décembre a permis d'étancher mon envie de film espagnols, notamment parce qu'ils sont rarement distribués en France (Sauf exception) et j'ai découvert aussi par la même occasion que Netflix produit des longs métrages espagnols, dont « Fe de Etarras » est le second. On retrouve alors le duo Borja Cobeaga et Diego San José, les deux hommes derrière le succès des films « Ocho Apellidos Vascos » et « Catalanes ». Borja Cobeaga passe derrière la caméra et Diego San José le rejoint au scénario.

Le pitch de départ quand je l'ai lu sur Netflix m'a énormément plus, car je voyais arriver le décalage et le second degré. La coupe du monde de foot 2010 (Grand moment pour la France) et des membres de l'ETA qui veulent frapper à ce moment là, un cocktail explosif surtout que nos « etarras » n'imaginer pas un seul instant la ferveur dans laquelle le pays allez peu à peu plonger.

Mais voilà cette fois-ci, le sujet et le traitement n'était peut être pas pour moi ! Je ne suis pas basque, ni espagnol et je ne connais pas suffisamment leur histoire pour pouvoir appréhender au mieux l'histoire, ainsi que les différents tenants et aboutissants. Le pire pour moi, c'est le ton consensuel que prend le film pendant plus d'une heure trente, ou l'attente devient pesante et sans fin, ou rien ne dépasse, ni ne trépasse, le réalisateur ne bouscule personne, si ce n'est ce pauvre Javier Camara ! Et c'est là que moi je ne comprend pas où le film veut aller !

C'est long, à ne plus savoir qu'en faire. On rit très peu, mais quand ça arrive c'est malgré tout réussi et cela manque de rythme ! Ce qui est dommage, parce que le film dégage une vraie identité, avec un visuel soigné et des acteurs/actrices qui se débrouillent plutôt bien, mais c'est au final le même problème, on ne s'attache jamais à eux et surtout on ne comprend pas la finalité de l'entreprise, surtout a la vue de la fin du film …

Bref « Fe de Eterras » n'est pas un mauvais film, mais un film trop sage et trop ancrée dans sa réalité pour pouvoir séduire un public au dela de ses frontières.

The Meyerowitz Stories

THE MEYEROWITZ STORIES de Noah Baumbach ce n'est pas ma première valse. J'ai déjà rencontré le réalisateur et certains d...



THE MEYEROWITZ STORIES
de Noah Baumbach

ce n'est pas ma première valse. J'ai déjà rencontré le réalisateur et certains de ses acteurs fétiches dans le très particulier While we're young. Mais Netflix étant arrivé à la maison, et le maître des clés de ce blog étant un peu sadique, il nous a fait pénétrer à nouveau dans le New York vu par cet homme

comme l'indique le titre ce film nous fait entrer dans la famille Meyerowitz. Famille dont le point d'ancrage est un patriarche égocentré. Artiste qui n'a jamais réellement trouvé le succès mais qui était assez reconnu pour avoir obtenu une chaire et avoir pu enseigner pendant toute sa vie. Ici on suit ses enfants qui se sont construits en fonction de lui et de leurs rapports avec lui.

Avant tout balayons ce qui me gênait déjà dans le film que j'ai précédemment cité et qui est là. Je n'ai pas vu assez de ses films pour dire que c'est sa signature mais je commence à penser que ça y ressemble. 
Ce qui saute aux yeux c'est que c'est un New York très blanc, alors quelques acteurs blacks sont conviés ici, mais c'est anecdotiques. C'est le Harlem et le New York le moins métissé que vous verrez. C'est nombriliste et ça se sent. Le scénariste est le réalisateur, et ça ne traite que de gens d'une classe bien particulière, dans un milieu artistique, le tout à new york. Ça ne parle que d'eux et de leurs vague à l’âme, et leurs états d’âmes. 
La réalisation est difficilement lisible, ici c'est le film qui est chapitré de manière spéciale, sans que ça n'apporte quoique ce soit au récit. les scènes ont un découpage assez anarchique, qui nourrit jamais le fil narratif. Les décors sont toujours des intérieurs cossus new-yorkais, des cafés chics, des scènes en voitures qui ici ne servent juste qu'à pouvoir hurler fuck, au moins dans l'autre film ils inventaient des chansons assez drôles.

Cependant je ne suis pas aussi imperméable à ce film qu'à son précédent. Avant tout car la paternité et comment on la vit est un sujet assez universel. on se reconnaît dans l'un ou l'autre des personnages sans grand problème. Alors si parfois tout se résoudrait avec un peu de simplicité et moins de vent brassé. On a moins cette impression d'assister à la vie d'une niche, qui se créé des problèmes.

Ensuite le casting est mieux. Ben stiller devient le fils cadet et n'est pas le plus torturé. Il est plus adapté à ce rôle.
Adam Sandler et son aîné, en perpétuelle recherche de reconnaissance chez son père ou son frère. 
Dustin Hoffman est une tête à claques, le vieux dont vous ne voulez pas dans votre famille. Ça lui va très bien. Mais la respiration de ce films sont les actrices, trop peu présentes, mais excellentes. Emma Thompson, est folle à souhait. J'ai du mal à comprendre pourquoi le scénario la targue d'alcoolique. Ça n'amène rien , si ce n'est ternir un peu le personnage. Mécanisme que l'on retrouve chez toutes les femmes. 
Elizabeth Marvel a un rôle qui aurait pu être plus porteur du message du film que ceux de stiller et sandler. mais c'est gâché par la mise en scène et même son agression est galvaudée. 
Grace Van Patten aussi aurait pu amener quelque chose comme du recul, ou une étape d'une évolution. Mais elle est finalement résumée par des courts métrages singuliers.

Je n'aime pas ce film, mais j'avais encore moins apprécié le précédent. Je veux à tout prix découvrir frances Ha, mais il y a de fortes chances pour que ce soit le dernier de ses films auquel je donnerai sa chance. 

Ocho Apellidos Catalanes

Las alarmas de Koldo se encienden cuando se entera de que su hija Amaia, tras romper con Rafa, se ha enamorado de un catalán. Decide ent...


Las alarmas de Koldo se encienden cuando se entera de que su hija Amaia, tras romper con Rafa, se ha enamorado de un catalán. Decide entonces poner rumbo a Sevilla para convencer a Rafa de que lo acompañe a Cataluña para rescatar a Amaia de los brazos del joven y de su ambiente. Secuela de "Ocho apellidos vascos".

Ocho Apellidos Catalanes – 20 Novembre 2015 (Espagne) – Réalisé par Emilio Martinez Lazaro

Ocho Apellidos Vascos fut un gros coup de cœur, une comédie jubilatoire qui se jouait à merveille des clichés pour les dénoncer. Et c'est fort logiquement que j'attendais la suite avec impatience, une suite que j'ai vue plus de deux ans après sa sortie espagnole, sur … « NETFLIX » !!!

Découvrir ainsi les nouvelles aventures de Rafa, Koldo et Amaia a une saveur particulière avec les troubles qui ont agités la Catalogne. Ces derniers mois on a assister au vote pour l'indépendance de leur région, à la répression violente du gouvernement espagnol, à la mise sous tutelle de la région et à l'exil du leader indépendantiste Carlos Puigdemont en Belgique. Ce qui aide un peu à comprendre ce sentiment d'appartenance et les oppositions que met en scène le réalisateur …

Koldo revient chez lui après une énième mission de pèche au large et apprend que sa fille Amaia à larguer Rafa et que leurs noces sont donc rompus. Mais le plus fou pour Koldo, c'est que sa fille va se remarier avec un artiste en vogue de Barcelone, un catalan ! Pris dans un élan incontrôlable de considération pour son ex beau-fils, il part le voir à Séville. Rafa qui est toujours un coureur de jupon voit l'arrivée de Koldo comme un mauvais présage, mais il vient seulement lui dire qu' Amaia va se remarier. Rafa se sent alors pousser l’âme d'un conquistador, fier et valeureux qui défierait les catalans pour reprendre le cœur de « son » Amaia, pendant que Koldo lui veut juste récupérer un collier avec la traditionnelle « Lauburu » pour l'offrir à son nouveau gendre.

Au final c'est plaisant de retrouver les acteurs de « Ocho Apellidos Vascos » pour un nouveau film, car ma sympathie pour eux est instantanée! Hélas et cela même si j'ai énormément ri, cette suite n'a plus la fraîcheur jubilatoire de son aîné. Emilio Martinez Lazaro ne s'en laisse pas compter pour autant et livre certes, une suite moins réussie mais néanmoins riche en rires et en sourires.

Avec le recul, le travail des scénaristes Borja Cobeaga et Diego San José est décevant, non pas dans les gags ou les situations qu'ils décrivent et qui servent la comédie, mais bien dans l'incapacité à se positionner sur la Catalogne et les Catalans, ou sur la peur de l'Espagne à voir une part d'elle devenir un état indépendant ! Une inconstance qui annihile toute chance d'avoir un propos pertinent, même si il y a cette volonté intacte de dénoncer les clichés, ainsi que les nombreuses contradictions de chacun. Ce que l'on retrouve pendant que le film joue sur les particularités de chaque régions, par exemple, le film n'est pas sous-titré quand les protagonistes parlent catalans, renforçant notre identification auprès de Rafa/Koldo, des personnes étrangères à la catalogne; ou alors lorsque Koldo est repris lors de son court séjour à séville car il ne tape pas en rythme pendant le numéro d'une danseuse de flamenco !

Bref c'est la même musique que dans le premier et si on est un peu « largué» car en tant que français cela nous est étranger, ça marche malgré tout ! La réalisation de Emilio Martinez Lazaro est moins réussis, car plus fonctionnelle, on abandonne l'atmosphère surréaliste du premier volet et ça se sent, parce que tout repose sur le talent des interprètes, qui apportent ce qu'il faut de vie et de rythme aux scènes qui se succèdent sous nos yeux. C'est ce qui constitue à mes yeux la seconde grosse faiblesse de cette suite, c'est que si l'on adhère pas aux jeux des acteurs/actrices et à la complicité qui les lie, il sera difficile de s'y plonger dedans et ça malgré le talent de Dani Rovira, Karra Elejalde, Carmen Machi et Clara Lago …

Moins frais, mais toujours aussi drole 



Les Gardiens de la Galaxie 2

LES GARDIENS DE LA GALAXIE 2 de James Gunn les gardiens de la galaxie, le premier du nom, ne m'avait pas séduite. Mais le ...


LES GARDIENS DE LA GALAXIE 2
de James Gunn

les gardiens de la galaxie, le premier du nom, ne m'avait pas séduite. Mais le gardien des clés de ce blog m'a regardée avec ses grands yeux. Puis il m'en a parlé, beaucoup, vraiment beaucoup... et on a fini par redonner une chance à cette licence par le biais de son second opus.

On retrouve au début de ce film, Star Lord, Gamora, Drax, Rocket et Groot devenu une adorable et solide pousse qui ont formé un groupe, les gardiens de la galaxie ils viennent d'accomplir avec succès une mission. Comme rétribution, on leur livre Nebula la sœur de Gamora, mais Rocket commet un impair et nos héros se retrouvent dans une situation critique.
S'il y a un film estampillé Marvel qui a un cahier des charges très précis, quitte à en être caricatural c'est cette licence. Dans ce film on retrouve donc tous les points forts du précédent.
Il est très coloré. Une immersion dans ce monde est proche de passer des heures à regarder les clips de Katy Perry. C'est "pepsi" à ne plus en pouvoir. Ici le point culminant est l'escapade sur la planète d'Ego. Les couleurs sont partout, elles permettent de visualiser son contrôle des molécules. Mais aussi d'accentuer le coté «faux» de ce lieu et de laisser le spectateur en alerte.
La couleur est pour ce qu'il veut montrer et quand on découvre ses vilains petits secrets ils sont cachés et c'est le seul moment ou les couleurs sont absentes si ce n'est le marron ou le noir.
Star lord s'il a un costume qui le caractérise a aussi un walkman, et une cassette audio (et on fait tous semblant de croire que l'on peut écouter une cassette pendant vingt ans sans qu'elle s’abîme, s'il vous plaît, faites le au moins pour cet épisode). 
La musique est primordiale, et si dans le premier opus c'était vraiment sympa, ici au moins deux fois sur trois ça survient dans le récit comme un cheveux sur la soupe. C'est triste car les morceaux sont toujours aussi bien choisis. S'ils avaient été mieux amenés, réfléchis ça aurait allégé le film.
Car oui, le ton des gardiens est plus léger que d'autres films marvel. Mais est-on obligé de supporter les blagues potaches, et vraiment pas drôles. Dans la vie les coqs qui jouent à «qui a le plus gros plumage» c'est lourd. Mais là, le concours de qui à la plus longue après dix minutes de film peut me faire éteindre mon lecteur BR. Et là aussi c'est mal amené. Ces blagues sont concentrées en début du film, comme s'il fallait s'en libérer et l'humour devient plus digeste après.
S'il y a une chose qui signe un Comic Book Movie de chez Marvel, à part les sacro-saintes scènes post générique, c'est le caméo de Stan Lee... on a vu le dessinateur s'épandre lorsqu'il n’était pas assez présent ou visible dans certains, là il a carrément une scène pour lui. Elle n'est absolument pas intégrée, elle n'amène rien si ce n'est du ridicule. Elle souligne juste la figure imposée.
Il y a une vraie ambition d'analyser et de parler la famille. De préférence des relations dysfonctionnelles, et les problèmes de personnalités qui vont avec. Le scénario pousse même l'exercice jusqu'à aborder les familles de substitutions comme un groupe dans lequel on se reconnaît et dont on partage les valeurs ou à ce qu'est l'origine de d'une famille le couple. Et ça il faut l'avouer c'est bien fait, ce n'est pas fait avec légèreté, mais rien n'est fin dans ce film, c'est efficace j'ai fini le film en pleurant. Preuve que ça avait su trouver le chemin de mes émotions.
Les personnages sont toujours pareil avec les qualités et les défauts qui leurs sont inhérents. 
Le maquillage de certains me questionnent, par exemple pourquoi ce parti pris pour le maquillage de Gamora?pourquoi?
Vu le nombre de protagonistes et le temps qui est imparti à chacun, les personnages sont plus esquissés qu'autre chose. Et les moments d'échanges ou de psychologie perdent parfois de leurs efficacités comme les échanges entre Rocket et Yondu qui pourraient être beaucoup plus forts si on leur laissé un peu plus de temps, sans un flash de couleurs ou un comique de répétition. Entendons nous bien, je ne dis pas que ça les gâche je dis que ça les galvaude.
L'histoire est prévisible. Un exemple?
D’après vous quel est le principal trait de personnalité d'un personnage qui s'appelle égo? Lorsque l'on parle d'enfant à un des protagonistes, on se dit que l'enfance de l'un des personnages va revenir sur le tapis, et que ça va être le nœud de l'histoire. Tout est annoncé ou presque. Ce film s'auto spoile non stop
Groot est baby Groot. c'est une petite chose qui est la quintessence du mot «cute». Il est très souvent à l'origine du comique, un comique situationnel. Il est le personnage le plus attachant du film.
Nebula voit sa présence un peu étoffée, on apprend à la connaître et à l'aimer. Il me tarde de voir comment elle va évoluer dans les prochains épisodes.
Le casting est le même
Chris pratt et zoe Saldana tiennent leurs
places, pratt en fait un chouia trop, mais c'est un peu sa marque de fabrique; zoe Saldana arrive à faire passer des émotions avec ce maquillage ce qui reste un petit miracle. Batista est plus présent et plus humain que dans le précédent. Kurt Russel joue Ego... Il est nickel, et sa fait toujours plaisir de le voir. Michael Rooker arrive à mettre de l'émotion dans ce film, et c'est quand même un petit exploit.


Ce film répond aux attentes qu'on avait de lui, mais il tombe dans le travers opposé il est attendu.

Il plaira aux fans de la licence, il ne convaincra pas ceux qui n'ont pas été séduits précédemment

6 Days

En avril 1980, un commando de 6 soldats iraniens du Khouzistan opposés à la République islamique fait irruption à l'Ambassade d'...


En avril 1980, un commando de 6 soldats iraniens du Khouzistan opposés à la République islamique fait irruption à l'Ambassade d'Iran de Londres et prend les personnes présentes en otage. Ils réclament la libération de 91 prisonniers, mais le Président refuse. 6 jours plus tard, alors que la situation s'enlise, les SAS donnent l'assaut...

6 Days – Réalisé par Toa Fraser - 7 Novembre 2017

Toa Fraser est un réalisateur néo-zélandais que j'ai découvert avec son film « The Dead Lands ». Un survival âpre qui met en valeur le patrimoine et la culture maori. J'étais donc impatient de pouvoir me plonger dans sa prochaine réalisation, une réalisation que j'ai découvert chez l'antéchrist des professionnels du cinéma français « NETFLIX » !!!

Entre la révolution iranienne et les tensions avec l'Irak qui suivront, l'Iran est en proies à de grandes luttes internes ou des groupes indépendantistes souhaitent la création d'état autonome, comme le Front Démocratique Révolutionnaire pour la Libération de l'Arabistan qui souhaitait la création d'un état dans la province du Khouzistan. C'est ainsi que pour se faire entendre, 6 soldats iraniens appartenant à ce groupe, prennent en otage les personnes présentes dans l'ambassade d'Iran le 30 avril 1980. Ils réclament la libération de 91 prisonniers, mais que ce soit en Iran ou en Angleterre, il n'est pas question de céder devant des terroristes et ça quelques soient leurs revendications. Il s'engage alors un intense et long bras de fer qui durera 6 jours, ou preneurs d'otages comme les autorités iront aux bouts de leurs convictions les plus profondes.

En regardant ce film, j'avais peur d'une chose, c'est d'avoir un traitement pro-occidental et sans aucune nuance, ce qui aurait été malheureusement dans l'air du temps … Heureusement Toa Fraser et son scénariste évite cet écueil là et sans tienne aux faits!

L'histoire raconte les 6 jours de cette prise d'otage, tout en contextualisant au mieux la période à l'écran ! On se concentre sur trois groupes de personnage, les SAS, les négociateurs et les preneurs d'otages où le scénario alterne habilement les différents points de vues, décrivant avec soin l'attente et la pression qui assaille chaque personnage. De plus, l'unité de lieu et le temps qui passe accentue l'angoisse que l'on peut ressentir, une angoisse telle que tous la partage et indirectement chacun a du respect pour l'autre, preneurs d'otages comme négociateurs car ils sont sur le même pied d'égalité, tous sont aux ordres de quelqu'un de plus puissant. Et au final, c'est toujours Margaret Thatcher qui gagne, montrant que la politique à le dessus sur tout, ainsi que sur des vies humaines.

Si par instant Glenn Stranding s’empêtre dans le didactisme des faits qu'il écrit dans son scénario, Toa Fraser emballe ça avec efficacité ! Distillant le suspense avec intelligence et gérant les six jours comme il se doit. C'est propre, bien cadré, monté et des qu'il y a de l'action s'est mis en scène avec clairvoyance. Une maîtrise qu'il démontre lors de la séquence finale de l'assaut qui surprend par sa rapidité et la froideur qu'il s'en dégage. Le casting est quant à lui assez séduisant, avec des valeurs sures, comme Mark Strong dans le rôle du négociateur, Tim Pigott-Smith dans le rôle du politique William Whitelaw, Abbie Cornish dans le rôle de la célèbre journaliste de la BBC Kate Adie ou encore la présence de Jamie Bell, très convaincant dans le rôle du SAS Rusty Firmin … 

Pas mal, pas mal du tout !




Rechercher dans ce blog