En 2001 sortait "Fast&Furious" réalisé par Rob Cohen. Un film au succès surprenant qui mettait en lumière une part de la contre-culture américaine. Un essai globalement réussi qui sera suivi de plusieurs suites, toutes moins lucratives les unes que les autres avant de connaître une embellie à partir du quatrième opus. Et c'est depuis "Fast Five" que la franchise à définitivement décollé. Elle a su se réinventer, intégrer des nouveaux personnages, surmonter la mort d'une figure de la franchise (Paul Walker) ... Pour atteindre le nombre faramineux de huit épisodes (bientôt 9). Hélas, la qualité est loin d'être constante, je dirais même que ça a tendance à décliner depuis l'épisode 6, coincer par des scénarios de plus en plus invraisemblables et par de nombreuse querelles d'ego. Toutefois, il reste des choses jubilatoires, comme par exemple lors de l'épisode 8, la relation comique entre les personnages incarnés par Jason Statham et Dwayne Johnson. Une complicité telle, que cela à taper dans l’œil des producteurs de la franchise, si bien qu'avant la fin du dernier opus, le spin-off est acté (au grand dam de Vin Diesel qui n'apprécie pas ça) . En 2018, le réalisateur David Leitch de "Deadpool 2" et "Atomic Blonde" rejoint la partie. Le film est donc un spin-off de la franchise, un "Once Upon a Time in F&F World" qui garde comme thème central, "La Famille", avec comme pivot la rivalité entre Hobbs and Shaw. Ils doivent ensemble sortir du pétrin Hattie Shaw d'un super méchant génétiquement modifié du nom de Brixton. Un super soldat à la solde du "Spectre" local qui souhaite récupérer un virus mortel que la sœur de Deckard Shaw s'est injectée. Bref de l'Europe à la Russie en passant par les Îles Samoa, on voyage dans ce spin-off. Et c'est un moindre mal vu la médiocrité de l'ensemble. Pour scénariser cela on trouve Drew Pearce, mais surtout, on retrouve le scénariste historique de la franchise Chris Morgan. Ils écrivent ensemble une intrigue à mi-chemin entre Mission Impossible et James Bond, sans le style du premier, ni le raffinement du second. De plus, l'histoire n'est pas écrite pour mettre en valeur les personnages, ni pour servir un récit, mais bien pour polir dans le sens du poil l'image de "cool guy" du duo Johnson/Statham. Quand c'est bien exécuté, avec un sens de la mesure, pourquoi pas, mais quand ton film ne fonctionne que sur ça, c'est indigeste. On case les copains dans des rôles bien lourdingue (Ryan Reynolds et Kevin Hart) et pour le reste, on laisse faire les deux stars. Ils sont en roue libre pendant plus de deux heures, à se balancer des punchlines ringardes, risibles et inconséquente, qui ferait passer des tas de films d'action des années 80/90 pour des chefs d'œuvres de raffinement. Puis si on tance régulièrement Vin Diesel sur sa "grosse tête", "The Rock" est pas mal dans ce film, notamment lors de la dernière partie qui ressemble à l'égotrip le plus fumeux jamais vu au cinéma. Quant au reste du film, il est du même acabit. La direction artistique est inexistante, la photographie copie les précédents F&F. Autant dire qu'à part la fin, il n'y a rien qui sortent un tant soit peu de l'ordinaire. David Leitch ne maîtrise rien, si ce n'est son rythme asymptomatique et des scènes d'actions d'une banalité affligeante qu'on a toute vue ou en parties dans les bandes-annonces. Seul le dernier acte censé se dérouler dans les îles Samoa apporte un peu de vrai dans ce film (si on oublie toutes les erreurs de continuités bien évidemment). Et ce n'est pas le duo principal qui vous donnera envie tant ils sont économes de leurs moyens. Donc voilà ce que ça donne quand on monte un film juste parce que deux acteurs sont rigolos ensemble ....
Une aventure toujours plus épique de l’USS Enterprise et de son audacieux équipage. L’équipe explore les confins inexplorés de l'espace, faisant face chacun, comme la Fédération toute entière, à une nouvelle menace.
A la suite du succès de "Star Trek Into Darkness" l'incertitude demeure, car J.J. Abrams ne peut enchaîner avec un troisième Star Trek consécutifs. Les producteurs qui eux sont plus que partant pour une suite, recherche activement un remplaçant ou l'on parlera aussi bien de Edgar Wright, Rupert Wyatt ou Roberto Orci, avant de confier le travail à Justin Lin, l'un des papes de la saga "Fast & Furious". Ce qui est un choix plutôt risqué, car s'il est capable du meilleur, il est aussi capable du pire. Et c'est quelques années après les événements de "STID" que ce déroule l'action, l'Enterprise sort d'une longue mission et Kirk semble las de son quotidien, une lassitude qui semble gagner aussi une partie de l'équipage. Mais quand un vaisseau arrive à Yorktown pour demander de l'aide, son équipage et lui se rendent sur place, sauf que c'était un piège et l'Enterprise se fait attaquer, avant de finir que Kirk et les siens ne finissent disperser sur une planète relativement peu hospitalière. A l'écriture, on retrouve pour la première fois Simon Pegg, qui collabore avec Doug Jung, après les départs du tandem Orci/Kurtzman du projet. L'histoire bien qu'écrite par un passionné, elle ne casse pas des briques. Toutefois, sur certains points elle est intéressante quand par exemple on explore le rapport de Kirk à son histoire et celle de son père, du poids de l'héritage et de sa capacité à le surmonter, mais aussi découvrir lorsqu'on découvre l'antagoniste qui est l'incarnation des risques que subissent les gens comme Kirk, qui sont à la merci de ne pas voir le jour se lever. Mais voilà, si ça permet d'user de quelques ressorts narratifs assez mécanique, le scénario manque de liant et de continuité, pour qu'on puisse se laisser complètement porter par le récit. Et pour ne rien arranger, le traitement des personnages n'est pas des plus réussis, on retombe allègrement sur les caricatures qu'ils étaient dans le premier, donnant ainsi l'impression de faire du surplace. Ce qui va à merveille à Justin Lin, engoncé dans son rôle de chef d'orchestre qui ne fait que répéter du "Fast & Furious" sans prendre soin un seul instant de l'aspect esthétique de son film. C'est souvent sous-éclairé, visuellement pauvre, si ce n'est l'idée des vaisseaux qui se battent comme un essaim d'abeilles, on perd cet enchantement à la vue de l'espace, des voyages interstellaires, des mondes colorés et du dépaysement. Le seul bon point que je lui accorde, c'est le nombre d'espèces d'aliens (Jaylah) différentes créés ainsi que la qualité des maquillages, injustement boudé aux oscars. Quant aux acteurs et actrices du film, le plaisir semble là, mais malheureusement ça ne fonctionne pas ou alors très peu et c'est bien dommage, car du coeur il y en a dans ce casting.
Hollywood a un peu trop tendance à nous sortir les mêmes recettes depuis quelques années. On est abreuvé de suites, de remakes, de reboots et autres adaptations venant de la bd ou des jeux vidéos. Et si de ce coté-là, on a l'impression de tourner en rond, dans le domaine des histoires vraies ce n'est pas le cas tant le filon semble sans fin. Un réservoir d'histoire aussi riches que variés, qui peut mettre en lumière des esprits brillants, des sportifs, des entrepreneurs, des scientifiques, des présidents ou des personnalités plus troubles. C'est ainsi que l'on a pu voir des films sur Steve Jobs, Joy Mangano, Jordan Belfort, Dorothy Vaughan, Katherine Johnson, Mary Jackson, Chris Kyle, Howard Hughes, Frank Abagnale Jr ou encore Amelia Earhart pour ne citer qu'eux ! Nous laissant parfois rêveur et admiratif, ou stupéfait devant les agissements d'un trader en roue libre.
Et
c'est dans ce mélange subtil, entre attirance et répulsion que l'on
trouve la vie de « Molly Bloom », une athlète qui se
reconvertit en directrice de table de jeu, un univers masculin ou
elle fera des étincelles ! Pour cela rien de tel que le
scénariste de « The Social Network », l'illustre Aaron
Sorkin, qui signe ici sa première réalisation.
« La
prodigieuse histoire vraie d’une jeune femme surdouée devenue
la reine d’un gigantesque empire du jeu clandestin à Hollywood
! En 2004, la jeune Molly Bloom débarque à Los Angeles. Simple
assistante, elle épaule son patron qui réunit toutes les semaines
des joueurs de poker autour de parties clandestines. Virée sans
ménagement, elle décide de monter son propre cercle : la mise
d’entrée sera de 250 000 $ ! Très vite, les stars
hollywoodiennes, les millionnaires et les grands sportifs accourent.
Le succès est immédiat et vertigineux. Acculée par les agents
du FBI décidés à la faire tomber, menacée par la mafia russe
décidée à faire main basse sur son activité, et harcelée par des
célébrités inquiètes qu’elle ne les trahisse, Molly Bloom se
retrouve prise entre tous les feux… »
Au
final je suis assez surpris du résultat ! Ce n'est certes pas
un film exceptionnel, mais Aaron Sorkin se défend plutôt bien pour
son premier essai. Il semble être conscient de ces atouts, dont un
scénario de qualité, qu'il maximise au mieux, afin de palier au
mieux son manque d'expérience dans la réalisation et ainsi nous
raconter l'histoire étonnante de Molly Bloom.
« Molly's
Game » est l'adaptation éponyme du roman écrit par Molly
Bloom ! Un roman dont le scénariste (Aaron Sorkin) se sert de
base pour écrire son scénario. Et Il évite l'un des écueils
numéro un lorsqu'on adapte un livre, c'est le superflu ! Il se
concentre alors sur l'essentiel, son destin dans le monde du poker
underground hollywoodien et newyorkais, ainsi que sur ces
conséquences. C'est ainsi qu'il alterne les scènes entre Molly et
son avocat avec des flashbacks concernant sa vie dans les tables de
jeu. Des flashbacks toujours enclencher des que l'avocat s'empare du
livre de Molly pour évoquer ce qu'elle raconte. Une manière comme
une autre de nous ramener à la réalité et au plus près de Molly
Bloom, tout comme le choix de commencer le film par son échec lors
d'une compétition de qualification pour les Jeux d'Hivers de 2002.
Deux
éléments du scénario qui définissent à eux seul, ce qu'est Molly
Bloom, une femme modelé par une éducation stricte et par les
valeurs que le sport lui a inculquer, comme la rigueur, la ténacité,
la combativité et la précision. Des qualités indispensables pour
ne pas se laisser submerger par ce business assez lucratif, ou son
seul tort aura été d'être trop humaine. Une humanité qu'elle
laisse peu à peu transparaître, en défendant avec courage les
données confidentielles qu'elle détient et qu'elle ne veut pas
dévoiler, afin d'éviter de blesser des personnes, quitte à ce
qu'elle soit condamnée !
Et
c'est dans cette brillante écriture que l'on trouve toute l'émotion
que ce film peut nous transmettre ! Les doutes d'une jeune femme
sur sa vie et ses choix, la douce euphorie qui s'empare d'elle quand
elle ouvre sa propre table de jeu, la conviction face à un juge
fédéral, ou encore l'adrénaline des innombrables partis de poker
que l'on regarde. Une histoire qu'Aaron Sorkin met en scène de
manière relativement simple, on est loin d'avoir une once
d'excentricité ou de créativité. L'accent est mis avant tout sur
les personnages, avec des cadrages serrés, pour capter au mieux les
émotions, exacerbés par des dialogues mordants et l'élégante
photographie de Charlotte Bruus Christensen. Si on voit très vite
comment le récit va se structurer, le film est malgré tout plutôt
bien monté , les dialogues qui sont à eux seuls des moments de
bravoures intenses ne manquent pas de punch et les parties de poker
retiennent aisément notre attention.
Quant
au casting il est vraiment sensationnel ! Les seconds se débrouillent
plutôt bien, meme si par exemple la storyline du père de Molly
interprété par Kevin Costner arrive comme un cheveu sur la soupe.
Malgré tout la présence de l'acteur et son charisme compense çà.
Ensuite on trouve Michael Cera dans le rôle du joueur X, un amalgame
de plusieurs personnalités, dont un certain Tobey Maguire qui se
révèle aussi charmant que parfaitement détestable ou encore Jeremy
Strong, l'un des premiers patrons de Molly, aussi irascible que
colérique. Idris Elba campe l'avocat de Molly. Un personnage
relativement méfiant au départ mais qui se laisse convaincre par
l'honnêteté de sa cliente. Un avocat auquel Idris Elba apporte sa
présence, sa force et son charme, un rôle de poids pour un acteur
talentueux. Molly Bloom est interprétée par Jessica Chastain, qui
trouve selon moi son meilleur rôle depuis « Crimson Peak » ! Un
rôle exigeant, dans lequel l'actrice peut entièrement s'exprimer.
Elle joue de façon subtile, avec beaucoup de tact, laissant ces
doutes effleurés cette carapace qu'elle s'est construit, pour
ensuite laisser parler la combattante qui est en elle, avec
énormément de justesse.
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| Molly's Game – 3 Janvier 2018 – Réalisé par Aaron Sorkin |
Privé de son puissant marteau, Thor est retenu prisonnier sur une lointaine planète aux confins de l’univers. Pour sauver Asgard, il va devoir lutter contre le temps afin d’empêcher l’impitoyable Hela d’accomplir le Ragnarök – la destruction de son monde et la fin de la civilisation asgardienne. Mais pour y parvenir, il va d’abord devoir mener un combat titanesque de gladiateurs contre celui qui était autrefois son allié au sein des Avengers : l’incroyable Hulk…Thor : Ragnarok – 25 Octobre 2017 – Réalisé par Taika Waititi
Je ne suis pas un connaisseur de comics, mais je sais que c'est idéal pour réunir divers super-héros sur un même support et les nombreux crossovers qui existent en sont la preuve, une recette qui fonctionne depuis de nombreuses années. Mais Marvel a fait bien plus fort et cela en posant des 2008 les bases de son univers partagé au cinéma! Un coup de poker fructueux et qui désormais n'en est plus un, car après 17 films produits et près de 13 milliards de dollars de recettes, Marvel Studios fait office de poids lourds que plus rien ne peut stopper, si ce n'est la lassitude …
Une chose que ne connaît pas encore le studio, ni le public ! Car régulièrement des nouveaux personnages arrivent, des nouvelles têtes font leurs apparitions et elles sont souvent prestigieuses. Puis parfois des gens que l'on aurait jamais cru attirer par ça font leur apparition, c'est le cas du néo-zélandais Taika Waititi, qui sortait du tournage de son dernier film « Hunt for the Wilderpeople » …
Alors que Thor croyais son frère mort, celui-ci c'est emparé en douce du trône d'Asgard en prenant la place de leurs père Odin. C'est ainsi qu'après son combat face a Surtur, Thor victorieux revient sur Asgard et remarque quelques changements intriguants! Heimdall ne surveille plus le Bifrost, mais surtout une immense statue de Loki qui surplombe une représentation théâtrale mettant a l'honneur la bravoure de Loki. Une mascarade auquel Thor y met un terme, avec comme seule question, ou se trouve Odin? Aidé par le docteur Strange, les deux frères le retrouvent et tombe sur leur père qui leur livre son testament, quand une fois fait, Hela la déesse de la destruction vient pour s'emparer du trône d'Asgard et déclencher le Ragnarok. Thor qui ne peut la vaincre, se trouve par hasard sur la planète Sakaar et finit par devenir un gladiateur de cette étrange planète gouverner par « The Grandmaster », un espèce de gourou new-age qui s'amuse de combat en arène. Une situation qui va mettre à l'épreuve le dieu du tonnerre, notamment lorsqu'il rencontre une vieille connaissance, « Hulk » …
Taika Waititi est un réalisateur que j'ai appris à découvrir il y a peu. Chaque film n'a cessé alors de me surprendre et de me faire apprécier l'univers si fantasque de cet homme. Un mélange d'humour, d'émotion et de poésie, le tout porté par une culture populaire immense! Le voir par la suite intégrer l'univers cinématographique marvel m'a autant enthousiasmé qu'inquiété au départ, car si cela s'avère une chance pour certains, pour d'autres cela peut être un long chemin de croix! Mais des que la promo fut lancée, une partie de mes craintes s'étaient envolés. Si c'est évident que Taika Waititi s'est conformé aux exigences du studio, j'ai malgré tout très vite retrouver ce que j'apprécie dans ces différents films.
Le scénario écrit à trois bras est assez étonnant et ça pour deux choses évidentes ! L'une c'est que Marvel ne semblait pas savoir ou elle voulait amener ce fameux dieux nordique, car ce troisième opus est un quasi-reboot du personnage dans le MCU et qu'il peut aisément exister sans les deux précédents. L'autre point qui dénote et qui surprend c'est la présence du « Ragnarok », que l'on peut définir par la fin des temps dans la mythologie nordique. Un élément pivot de l'intrigue, car c'est ce qui accompagne le quasi-reboot du personnage, mais c'est surtout l'occasion pour Taika Waititi de briser les certitudes des personnages et d'amener une politisation de l'intrigue. Parce qu'il ne s'agit plus pour Thor d'éviter l'Apocalypse mais bien d'éviter l'extinction de son peuple. .
Le récit est faussement léger, même si cela ne manque pas d'humour! Thor ne pense qu'au bien de son monde, mais lorsque Hela revient, il est forcé à l'exil sur une planète lointaine ! Cette planète aux allure de décharge se nomme Sakaar. Elle est sous la coupe du « Grandmaster ». Un homme qui organise des jeux, des combats en arène, souvent mortel, avec des gladiateurs venant de tout horizon. Des combattants choisis parmi les personnes dont on ne veux plus. Un lieu ou Thor va devoir faire preuve d'humilité et de retenue pour pouvoir s'en sortir et fédérer une équipe pour empêcher Hela de déclencher le « Ragnarok ». Il retrouve un ami du travail, le fameux Hulk, une valkyrie et son frère Loki. Il perd aussi ces longs cheveux, ainsi que Mjolnir. Thor n'est alors plus celui que l'on a connu, il se définit désormais par ces actes et non par un « marteau », ou enfin débarrasser de l'ombre de son père, il devient le roi d'Asgard !
C'est clairement le jour et la nuit entre ce film et les deux précédents, car on oublie le ton grandiloquent et shakespearien pour une pure comédie d'action! Alors le style de Waititi peut déplaire et je le comprend largement car c'est de l'humour non-stop. Un mélange de burlesque, de comique de situation et d'improvisation qui exploite à merveille les talents naturels de chaque acteur pour nous faire vivre cette histoire et nous conter ce « Ragnarok » nouvelle génération. Hormis quelques reshoots mal finalisés, le film est soigné, coloré et rythmé, une vraie orgie visuelle! Ce qui nous offre par ailleurs des jolies moments. Des scènes parfois drôles, décalées, intenses ou chaque personnage, quel qu'il soit à son instant à lui pour briller; comme l'introduction avec Surtur, la dérision de la pièce de théâtre, l'arrivée d'Hela sur Asgard, l'impressionnante bagarre dans l'arène entre Hulk et Thor, la fuite en vaisseau de Sakaar avec une Valkyrie purement « Awesome » ou encore la bataille finale sur Asgard qui cristallise a elle seule tout les enjeux du film.
Si on ne retrouve pas le réalisateur à l'écriture, ce qui est dommage vu son talent, on ressent malgré tout les différents thèmes qu'il apprécie aborder ! On y parle donc de la place du père (Odin absent), de la relation qu'il peut avoir avec ces enfants (Thor préféré à Loki systématiquement), d'une fratrie dysfonctionnelle (Thor/Loki/Hela), d'un enfant rejeté (Hela), mais aussi des exclus du système (Les gladiateurs et esclaves de la planète Sakaar), ou bien encore de la guerre et du sort des migrants (Le peuple d'Asgard obligé de fuir leur terre). Le « Ragnarok » n'est alors plus quelque chose de divin, mais quelque chose de réel et tangible. Un écho à l'actualité comme on en voit trop peu dans les films du studio, qui en plus d'ajouter de la gravité a un film somme tout léger, ajoute un poil plus d'épaisseur et d'enjeu. Un humanisme qui ne m'étonne guère au vu des films précédents de Taika Waititi, lui qui n'hésite pas a aborder dans l'un de ses premiers films la place des Maoris dans la société néo-zélandaise (Boy), ou encore le traitement accorder aux délinquants Maoris (Enfant et adolescent).
Bref des thèmes qu'il ballait allègrement dans sa filmographie, du petit garçon qui attend le retour de son père dans Boy, aux drôles de vampires qui vivent dans notre monde dans « What we do in the Shadow » à Ricky Baker, l'improbable créateur de Haiku de « Hunt for the Wilderpeople » !
Il se permet même de déconstruire la figure masculine du super-héros, avec le cas de Thor ! Dans les deux premier films c'est un personnage fort, beau, au cheveu long, arrogant, voir suffisant et qui ne jure que par son marteau Mjolnir. C'est l'archétype du super-héros masculin typique, avec ce que ça représente dans l'imaginaire collectif. Le film lui enlève alors ce qui semble pour lui essentiel, sa longue chevelure et son marteau, deux symboles de virilités évidents ! Thor ne semble pouvoir s'en passer, il est défait quand il perd son marteau, hurle quand on lui coupe ses cheveux, bref il a peur de ne plus être celui qu'il était. Pourtant il va bien voir, que ce ne sont pas ces deux éléments qui font sa force, ou son aura, mais bien sa capacité à croire tout simplement en lui et en ses actes. Il devient ainsi le vrai dieu du tonnerre et de la foudre …
Le casting du film se révèle aussi à la hauteur du film. Chris Hemsworth que je n'ai presque jamais vu en dehors de ces films nous montre un talent comique des plus naturel. Le réalisateur adepte de l'improvisation exploite à merveille ce talent pour amener l'acteur la ou il le souhaite et c'est avec beaucoup d'aisance qu'il prend un plaisir non feint à l'écran, sans jamais sacrifier l'aspect iconique (enfin) de son personnage. Loki pour Tom Hiddleston est un prolongement de soi tant il semble apprécier jouer les différentes nuances de son personnage, de plus la complicité qu'il a développer avec le temps avec Chris Hemsworth rend leur relation plus palpable et sincère. Mark Ruffalo qui fait de nouveau son apparition dans le film du MCU à un peu deux rôles, celui du Hulk qu'il est depuis 2/3 ans et celui quand il est a nouveau Banner. Une situation inédite qui permet d'avoir un nouveau regard sur le géant vert, sur ce que cela engendre à rester ainsi et sur ce que cela provoque chez un Banner déboussolé! Et c'est avec une belle sensibilité que Ruffalo interprète ça! Idris Elba prend une plus grand place et montre Heimdall sous un jour plus guerrier et il fait ça de manière très convaincante.
Si les vétérans du MCU se débrouille bien, les petits nouveaux sont aussi convaincant. T. Waititi est aussi derrière la démarche bienveillant de Korg, un gladiateur révolutionnaire peu avare en bons mots. Karl Urban joue Skurge l’exécuteur, un personnage ambiguë qui cherche sa place dans un monde au bord du chaos. L’irremplaçable Jeff Goldblum prête ses traits au Grand Maître et livre une prestation jubilatoire, entre sérieux et autodérision! La déesse de la mort, la grande Hela est interprétée par Cate Blanchett. Un personnage assez redoutable, car elle n'est animée que par la vengeance et l'actrice joue ça sans aucune ambiguïté. Elle est là pour tout détruire et elle compte bien le faire, ce qui se ressent par ce que l'actrice retransmet, un vrai plaisir d’être là. Mais mon coup de cœur c'est bien le personnage de la Valkyrie jouée par Tessa Thompson, un vrai petit bijou de badasserie comme en voit que trop peu chez Marvel, avec un vrai fond et une personnalité bien à elle !
C'est plaisant d'apprécier enfin un film Marvel ...
Thor : Le Monde des ténèbres nous entraîne dans les nouvelles aventures de Thor, le puissant Avenger, qui lutte pour sauver la Terre et les neuf mondes d’un mystérieux ennemi qui convoite l’univers tout entier… Après les films Marvel Thor et Avengers, Thor se bat pour restaurer l’ordre dans le cosmos, mais une ancienne race, sous la conduite du terrible Malekith, un être assoiffé de vengeance, revient pour répandre les ténèbres. Confronté à un ennemi que même Odin et Asgard ne peuvent contrer, Thor doit s’engager dans son aventure la plus dangereuse et la plus personnelle, au cours de laquelle il va devoir s’allier au traître Loki pour sauver non seulement son peuple et ceux qui lui sont chers, mais aussi l’univers lui-même..
Thor 2 : Le Monde des ténèbres – Alan Taylor – 30 Octobre 2013
Lors de la phase 1 de l'univers cinématographique Marvel, je misais beaucoup sur Thor ! Non pas pour mon amour du matériel original mais plutôt pour la mythologie qu'elle invoque, sauf que le film réalisé par Kenneth Brannagh était d'une médiocrité sans nom, malgré un personnage sympathique. Lors de la phase 2, chaque suite (« marvelliene ») se révélait meilleure que la précédente, il était donc permis d'imaginer que Thor 2 puisse aussi en bénéficier !!! Ce qui ne fut pas vraiment le cas, malgré un gros marteau et un nouveau réalisateur …
Les évènements se passent entre Iron Man 3 et Captain America 2, dans la continuité post Avengers ! Thor et ses amis doivent remettre de l'ordre dans les 9 royaumes pour y ramener la paix, une mission dont il s'acquitte avec beaucoup de hargne et d'efficacité pourtant Thor à son esprit ailleurs, sur Midgard ou se trouve Jane Foster ! De son coté elle attend un signe, une nouvelle de Thor, tout en continuant de travailler, de surveiller les perturbations énergiques « au cas ou » quand le hasard fait bien les choses … Sur une propriété privée elle se trouve transportée au près d'un puissant artefact, convoité par un vieille ennemi d'Asgard, le ténébreux Malekith. Un ennemi sorti de l'abime pour venir plonger les 9 royaumes dans les ténèbres, pour le vaincre Thor devra renouer avec un vieil ennemi.
Alors Thor 2 c'est mieux que Thor mais cela reste bien en dessous des autres films du MCU !!! Pour dédramatiser, je retiens deux points forts. Premièrement Thor s'est achete une identité visuelle crédible, fini l'aspect toc des costumes, fini l'aspect numérique d'Asgard pour des décors plus beaux, plus réalistes, des décors que l'on a envie de découvrir, de toucher, Asgard n'est plus abstrait et devient un vrai monde, avec une population et non un simple repère de dieux ! La direction artistique a clairement fait du bon travail et rattrape aisément l'une des plus grosse lacune du premier film. Le second point et non des moindres c'est le personnages de Loki, dieu de la discorde, il joue a merveille son rôle, taquin, mesquin, machiavélique et Tom Hiddleston s'en donne à cœur joie, ce n'est donc pas un hasard si le film connaît un regain d’intérêt quand son personnage est la …
Souligner que le personnage de Loki est un point fort c'est appuyer sur une chose qui fait mal, sur Thor, car le fils d'Odin est soit mal interprété soit très mal écrit car quand on se fait voler la vedette par son collègue Loki sur un film qui s'appelle Thor c'est désappointant. Le reste des personnages ne sont pas mieux loti, du coté des asgardiens a part Odin qui a un peu de charisme et de présence, les Sif, Heimdall, Vollstag et autre Fandrai ne sont que de piètres faire valoir, comme les personnages humains, Foster ? Inutile, Selvig ? Aussi et le ridiculiser a ce point tiens de la bêtise pure et dure, les autres ? Tout aussi transparent …
Que reste il ? Alan Taylor ? Le scénario ? Hélas ni l'un ni l'autre !!! Alan Taylor n'a ni le talent (A priori) pour un film de cette acabit, ni l'imagination pour pondre des grosses scènes d'actions, alors soit l'introduction est pas mal mais c'est une pale imitation du début de la Communauté de l'anneau et l'assaut de Asgard vaut le coup d’œil même si c'est trop court, ensuite cela manque de pèche, d’énergie et d'intensité, fagocité par une romance imbuvable ainsi que par un méchant fade, auquel rien ne lui permet d'exister et ce n'est pas un combat final complètement opportuniste, fait de sauts entre les différents mondes, sans cohérences, truffé d'humour a deux balles qui lui donnera une porte de sortie honorable …
Cette suite est mieux que le précédent mais cela reste malgré tout passable ....
Pacific Rim qui vient de sortir Mercredi 17 Juillet sonne comme la concrétisation d'un rêve, d'un rêve sorti tout droit de l'enfance … Né en 1986, j'ai grandis comme beaucoup à l'époque avec les dessins animés japonais (Saint Seya, Dragon Ball, Captain Tsubasa …) mais aussi par les déclinaisons américaines des sentai japonais (Power Rangers). Une culture asiatique qui ne m'aura jamais quitté car j'ai toujours privilégié cela, comme les Gundam, Patlabor, Vision of Escaflowne et certainement mon préféré Neon Génésis Evangélion. Ces derniers cités sont des animes qui mettent en scène des méchas, des énormes robots souvent pilotés par des humains, enfants, adultes et autres à la complexité apparente dans des histoires aussi riches que variées.
Mais qui dit mécha, dit aussi des adversaires taillés pour le combat et c'est vers Ishiro Honda que Guillermo Del Toro se tourne pour cela. On parle donc des films de monstres japonais où « Kaiju Eiga » qui mettent en scènes des montres géants, dont le plus célèbre pour nous européens, le fameux Godzilla … Et dans cet univers qu'est Hollywood, voir un projet de cet acabit, qui mélange deux genres incontournables au Japon et le tout sous la houlette d'un auteur comme Guillermo Del Toro ne pouvait que me mettre le sourire. C'est donc avec plein d’allant et d'envie que je vais vous faire partager mon avis sur ce film qui me tient à cœur …
« We always thought alien life would come from the stars, but it came from deep beneath the sea. A portal between dimensions in the Pacific Ocean »
Cette phrase prononcé par Raleigh, sonne comme une prophétie … San Francisco, Manille, Cabo … Les Kaijus frappés de plus souvent, plus fort et pour combattre ces monstres nous les humains avons crées aussi nos monstres. Fruit d'une collaboration internationale et de la mise en commun du meilleur de la technologie, les Jaegers devenaient la réponse aux Kaijus. Un élan d'espoir revenait, les victoires s'accumulaient, les pilotes devenaient des rock stars … Mais les Kaijus étaient toujours plus et les Jaegers ne se fabriquaient pas aussi vite, jusqu'au jours où le programme Jaeger est arrêté. Le commandant Pentecost se retrouve au pied du mur et doit faire le maximum pour stopper les Kaijus …
« Today we are canceling the apocalypse »
J'ai apprécié le spectacle offert pour plusieurs choses, tout d'abord ce n'est pas un reboot, ni un sequel, ni une adaptation … Et putain quand on voit ce que réserve l'avenir en termes de productions, voir une création originale fait du bien. Deuxième chose et pas des moindres c'est toutes les influences aux films de monstres japonais ainsi qu'a la japanimation que j'aime temps et de ce coté j'ai été conquis, entre Goldorak pour la tête de Gypsy Danger qui s’insère dans son corps, où encore Evangelion pour le contrôle des Jaegers par la pensée, on nage en pleine nostalgie et Del Toro réussit avec aisance à me ramener dans mon enfance, les yeux écarquillés devant un tel spectacle et aussi effrayé par le danger qui nous guette.
Si il est évident que le scénario du film ne casse pas les codes, je le trouve malgré tout bien ficelé, précis et efficace, munit d'un prologue convaincant (Présentation des faits, Kaiju, Jaeger, des principes de fonctionnements, la dérive ….) mais trop court et d'une plongée directe dans le feu de l'action.
Une construction convaincante qui présente les personnages principaux de belle manière et Del Toro ces les rendre attachant, on les découvre grâce aux travers des différents traumatismes qu'ils ont subit (Mako perdu dans les ruines, Raleigh qui perd son frère en ressentant toute la peur, la frayeur et la détresse de son frère). Ce qui donne par la suite des affrontements titanesque, Del Toro crée une sensation d'immensité que l'on a rarement vu et chaque apparitions de Kaijus est aussi soudaine que menaçante dans des environnements urbains aussi vaste que suffocant, le tout mise en scène de façon agréable, lisible, assumant un certain premier degré qui donne une touche d'émotion et de gravité.
On notera la photo magnifique de Navarro, du rendu fantastique de l'ensemble et de la qualités des effets spéciaux ; on trouve aussi des personnages secondaires assez bons, drôles et parfois légèrement agaçants, des dialogues justes mais assez sommaires au fond ainsi qu'une bande-son fort agréable signée Ramin Djawadi …
Il n'a pas zéro défauts, d'ailleurs affirmer le contraire serait idiot, bref tout d'abord son histoire reprend les éternels poncifs d'un film catastrophe, les personnages sont malgré tout toujours à la limite de la caricature ce qui l’empêche de se glisser un cran au-dessus. Ensuite si j'ai apprécié voir la japanimation mis à l'honneur dans ce film, je trouve que le film ne creuse pas assez ses thèmes, son sujet et il n’effleure au final que la surface et ne profite jamais à fond de ses influences et c'est dommage
Un casting hétéroclite qui ne comporte pas de méga-superstar bankable pour porter le film. On trouve l’indécrottable Ron Perlman dans un rôle taillé pour lui, un marchand d'organe aussi cynique qu'impitoyable ; il y retrouve son pote de Sons Of Anarchy Charlie Hunnam, un blond costaud et sympathique ; la touchante Rinko Kikuchi qui m'aura fait verser ma larme, une grâce et une émotion à fleur de peau désarmante ; Idris Elba est l'acteur qui n'en finit plus de monter, impeccable, charismatique et naturellement autoritaire pour un général plus vrai que nature et dans les rôles secondaires on trouve Charlie Day, une énergie comique communicative, le duo Max Martini/Rob Kazinsky complémentaire, puis Clifton Collins Jr et Burn Gorman ….
Le film a ses défauts c'est vrai, je ne le nie pas, mais le plaisir que Del Toro a réussit à me provoquer est immense. Del Toro transpire de générosité, d'envie, d'humour et d'amour pour nous "spectateurs" et pour le "cinéma" que je signe quand vous voulez pour des blockbusters de cette originalité ...
PACIFIC RIM
Réalisé par Guillermo Del Toro
Sortie en salle le 17 Juillet 2013
Surgies des flots, des hordes de créatures monstrueuses venues d’ailleurs, les «Kaiju», ont déclenché une guerre qui a fait des millions de victimes et épuisé les ressources naturelles de l’humanité pendant des années. Pour les combattre, une arme d’un genre nouveau a été mise au point : de gigantesques robots, les «Jaegers», contrôlés simultanément par deux pilotes qui communiquent par télépathie grâce à une passerelle neuronale baptisée le «courant». Mais même les Jaegers semblent impuissants face aux redoutables Kaiju. Alors que la défaite paraît inéluctable, les forces armées qui protègent l’humanité n’ont d’autre choix que d’avoir recours à deux héros hors normes : un ancien pilote au bout du rouleau (Charlie Hunnam) et une jeune femme en cours d’entraînement (Rinko Kikuchi) qui font équipe pour manoeuvrer un Jaeger d’apparence obsolète. Ensemble, ils incarnent désormais le dernier rempart de l’humanité contre une apocalypse de plus en plus imminente…
PROMETHEUS
Réalisé par Ridley Scott
Sortie en salle le 30 Mai 2012
Synopsis:
Une équipe d’explorateurs découvre un indice sur l’origine de l’humanité sur Terre. Cette découverte les entraîne dans un voyage fascinant jusqu’aux recoins les plus sombres de l’univers. Là-bas, un affrontement terrifiant qui décidera de l’avenir de l’humanité les attend.
THOR
Réalisé par Kenneth Branagh
Sortie en salle le 27 Avril 2011
Synopsis:
Au royaume d’Asgard, Thor est un guerrier aussi puissant qu’arrogant dont les actes téméraires déclenchent une guerre ancestrale. Banni et envoyé sur Terre, par son père Odin, il est condamné à vivre parmi les humains. Mais lorsque les forces du mal de son royaume s’apprêtent à se déchaîner sur la Terre, Thor va apprendre à se comporter en véritable héros…
Au royaume d’Asgard, Thor est un guerrier aussi puissant qu’arrogant dont les actes téméraires déclenchent une guerre ancestrale. Banni et envoyé sur Terre, par son père Odin, il est condamné à vivre parmi les humains. Mais lorsque les forces du mal de son royaume s’apprêtent à se déchaîner sur la Terre, Thor va apprendre à se comporter en véritable héros…






















