En 2001 sortait "Fast&Furious" réalisé par Rob Cohen. Un film au succès surprenant qui mettait en lumière une part de la contre-culture américaine. Un essai globalement réussi qui sera suivi de plusieurs suites, toutes moins lucratives les unes que les autres avant de connaître une embellie à partir du quatrième opus. Et c'est depuis "Fast Five" que la franchise à définitivement décollé. Elle a su se réinventer, intégrer des nouveaux personnages, surmonter la mort d'une figure de la franchise (Paul Walker) ... Pour atteindre le nombre faramineux de huit épisodes (bientôt 9). Hélas, la qualité est loin d'être constante, je dirais même que ça a tendance à décliner depuis l'épisode 6, coincer par des scénarios de plus en plus invraisemblables et par de nombreuse querelles d'ego. Toutefois, il reste des choses jubilatoires, comme par exemple lors de l'épisode 8, la relation comique entre les personnages incarnés par Jason Statham et Dwayne Johnson. Une complicité telle, que cela à taper dans l’œil des producteurs de la franchise, si bien qu'avant la fin du dernier opus, le spin-off est acté (au grand dam de Vin Diesel qui n'apprécie pas ça) . En 2018, le réalisateur David Leitch de "Deadpool 2" et "Atomic Blonde" rejoint la partie. Le film est donc un spin-off de la franchise, un "Once Upon a Time in F&F World" qui garde comme thème central, "La Famille", avec comme pivot la rivalité entre Hobbs and Shaw. Ils doivent ensemble sortir du pétrin Hattie Shaw d'un super méchant génétiquement modifié du nom de Brixton. Un super soldat à la solde du "Spectre" local qui souhaite récupérer un virus mortel que la sœur de Deckard Shaw s'est injectée. Bref de l'Europe à la Russie en passant par les Îles Samoa, on voyage dans ce spin-off. Et c'est un moindre mal vu la médiocrité de l'ensemble. Pour scénariser cela on trouve Drew Pearce, mais surtout, on retrouve le scénariste historique de la franchise Chris Morgan. Ils écrivent ensemble une intrigue à mi-chemin entre Mission Impossible et James Bond, sans le style du premier, ni le raffinement du second. De plus, l'histoire n'est pas écrite pour mettre en valeur les personnages, ni pour servir un récit, mais bien pour polir dans le sens du poil l'image de "cool guy" du duo Johnson/Statham. Quand c'est bien exécuté, avec un sens de la mesure, pourquoi pas, mais quand ton film ne fonctionne que sur ça, c'est indigeste. On case les copains dans des rôles bien lourdingue (Ryan Reynolds et Kevin Hart) et pour le reste, on laisse faire les deux stars. Ils sont en roue libre pendant plus de deux heures, à se balancer des punchlines ringardes, risibles et inconséquente, qui ferait passer des tas de films d'action des années 80/90 pour des chefs d'œuvres de raffinement. Puis si on tance régulièrement Vin Diesel sur sa "grosse tête", "The Rock" est pas mal dans ce film, notamment lors de la dernière partie qui ressemble à l'égotrip le plus fumeux jamais vu au cinéma. Quant au reste du film, il est du même acabit. La direction artistique est inexistante, la photographie copie les précédents F&F. Autant dire qu'à part la fin, il n'y a rien qui sortent un tant soit peu de l'ordinaire. David Leitch ne maîtrise rien, si ce n'est son rythme asymptomatique et des scènes d'actions d'une banalité affligeante qu'on a toute vue ou en parties dans les bandes-annonces. Seul le dernier acte censé se dérouler dans les îles Samoa apporte un peu de vrai dans ce film (si on oublie toutes les erreurs de continuités bien évidemment). Et ce n'est pas le duo principal qui vous donnera envie tant ils sont économes de leurs moyens. Donc voilà ce que ça donne quand on monte un film juste parce que deux acteurs sont rigolos ensemble ....
Le
premier « Deadpool » était pour moi une belle coquille
vide ! Un film sur-vendu par la promotion du film,
habilement mené par un « Ryan Reynolds » totalement investi dans
un projet qu'il a porté du début à la fin et en lycra. Une
abnégation admirable, car il c'est donné les moyens de faire ce
qu'il souhaitait avec ce personnage, sauf qu'il est évident, que ce
n'était qu'un hors d'oeuvre, une mise en bouche frustrante qui
m'avait presque convaincu de ne pas m’intéresser à sa suite.
Sauf que je me suis fait avoir, par la nomination du réalisateur
David Leitch (John Wick), de Josh Brolin, ou encore de mon petit
chouchou, mon petit Ricky Baker, le néo-zélandais Julian Dennison !
Et
la ou j’espérai juste un divertissement honnête, voire peut
être même une sequel supérieure au premier opus, j'ai eu un
excellent film familial, ou Deadpool le grand-frère remplace Sam
Neill et fait de Ricky Firefist, le plus attachant des supers héros
dodus.
L’insolent
mercenaire de Marvel remet le masque ! Plus grand, plus-mieux,
et occasionnellement les fesses à l’air, il devra affronter un
Super-Soldat dressé pour tuer, repenser l’amitié, la famille, et
ce que signifie l’héroïsme tout en bottant cinquante nuances de
culs, car comme chacun sait, pour faire le Bien, il faut parfois se
salir les doigts.
Alors
qu'on imaginait sans mal, voir Tim Miller rempiler pour ce film, il
fut frappé du syndrome « Je me barre Pour Différents
Artistiques ». Personnellement moi j'en étais plutôt content,
car il ne m'avait pas plus emballé que ça et puis il restait malgré
ça l'essentiel pour moi, le poumon de ce film, l'acteur canadien
Ryan Reynolds. Un contre temps de taille qui aurait mis un coup
d’arrêt à n'importe quel gros blockbuster, sauf ici
apparemment, ou ils se sont tournés vers l'ancien cascadeur,
récemment devenue réalisateur « David Leitch ». Un
choix inattendue, mais fort à propos, car qui mieux que lui peut
comprendre un personnage habitué à tromper la mort ? Et même
si son film Atomic Blonde ne m'avait pas du tout convaincu, il se
révèle être aussi à l'aise dans la série b que dans le
blockbuster, ce qui demande d'après moi, un maximum d'efforts.
Au
scénario on trouve Ryan Reynolds ainsi que le duo déjà à l'oeuvre
sur le premier Deadpool, les scénaristes Paul Wernick et Rhett
Reese, que j'ai égratigné lors de ma critique de « Life :
Origine Inconnue ». Ensemble ils tissent un scénario étrange,
qui serait très certainement plus lisible retranscrit sur les
planches d'un comics, tant il ouvre continuellement des voies dans
lesquels les personnages peuvent s'engouffrer ou non et c'est assez
déroutant. Parce que le sujet (pour moi) ce n'est pas Firefist,
Cable ou la X-Force, mais bien Deadpool ! Oui ce gentil
super-héros habillé en rouge qui se pose cette fois ci des
questions sur sa place dans le « monde » tout simplement,
en questionnant son rapport à la famille et la parentalité. Ce qui
peut surprendre dans un film de super-héros, mais qui est développer
de manière pertinente, trouvant un écho plutôt étonnant,
bienveillant et en phase avec son temps.
La
famille c'est chouette, enfin cela dépend de comment vous le vivez,
car souvent ce n'est pas idyllique ! Ceci dit quand cela marche,
c'est cool, mais la famille c'est avant tout ce que l'on décide ce
que cela sera et elle peut donc prendre plusieurs formes. Moi pendant
longtemps elle fut réduite à ma mère, ma sœur et mon frère, puis
j'ai rencontré ma compagne et mon cercle c'est agrandi! Puis vous
pouvez retrouver une « famille » au travail, au lycée,
dans le sport … Et c'est cela que « Deadpool »
véhicule, c'est qu'une famille, ce n'est pas qu'un « papa et
une maman », c'est surtout un lieu ou l'on se sent bien, ou
l'on peut se retrouver, se confronter et se soutenir, quelques soit
la couleur de peau, l'orientation sexuelle ou la vie que l'on décide
de vivre. Un bel hymne à la tolérance, inattendue mais tellement
salvateur dans cet univers si policé du comic-book movie.
Mais
comme nous ne sommes pas encore dans « Dans la petite Deadpool
dans la prairie », le film contient aussi son lots de
difficultés et de morts. C'est ainsi que David Leitch en profite
pour nous délivrer de bonnes scènes d'actions, nombreuses et
variées, qui voient soit Deadpool agir en solo, ou en équipe. Ce
qui donne ainsi des moments rythmés et jubilatoire, comme l'attaque
de « Cable » de la prison de mutants ou l'attaque du
convoie, deux scènes qui rappellent pour l'une la scène de la
prison de FAST 8 et pour l'autre celle de l'attaque du convoie de
mutant de « X-Men l'Affrontement Final ». On jongle
constamment entre l'action, les références que nous glisse
« Deadpool », que personnellement je ne comprends pas
toujours, mais étrangement elle font régulièrement mouche, des
morts sanglantes, des blagues et des situations relativement
gênantes, sans que l'un ne prennent le pas sur l'autre. De plus
« Deadpool » laisse de la place pour que les autres
mutants existent, comme Domino, Cable ou encore Firefist. Une
obligation pour que l'on développe de l'empathie pour nos
personnages et de l'émotion, comme la fin qui m'a fait verser ma
larmichette !
Et
c'est peut-être là que le film m'a le plus surpris, en créant
de l'émotion ! Une chose qui n'aurait pas été possible sans
une bonne distribution, à commencer par Julian Dennison. Cet acteur
que je n'avais vu que dans « Hunt for the wilderpeople »
m'a étonné, car je ne m'attendais pas à un rôle si proéminent et
surtout il est totalement bluffant. Il donne ce mélange de tendresse
et de colère qu'on peut ressentir chez lui, quelque chose de profond
et d'intense, qu'il met au service de son personnage, pour créer un
« super-héros » plein de surprises, capable de nous
faire passer de l'effroi à l'émotion en un clin d’œil. Puis il
faut dire qu'il est bien entouré, Josh Brolin dans le rôle de
« Cable » est impeccable, Zazie Beetz dans celui de
« Domino » irradie de sa présence, mais aussi par sa
décontraction, et bien évidemment Ryan Reynolds, qui est
certainement plus « Deadpool » que « Ryan
Reynolds » (cf : scène post-générique).
ATOMIC BLONDE
de David Leitch
je
ne fais pas mystère de mon faible pour la série des John Wick. Je
ne sais pas pourquoi mais j'ai eu un vrai plaisir à voir les deux
premiers et j'attends avec impatience qu’arrive le troisième opus.
C'est donc pleine d'envies et d'espoirs que je me suis mise devant
Atomic Blonde. Les bandes annonces montraient une certaine filiation
tant dans la manière de filmer que dans la photographie,
rajoutez à cela un acteur et un réalisateur en commun avec
le premier JW, et ce film avait toute mon attention. Je l'attendais
sur deux écueils, je ne voulais pas d'une jane Wick , je ne voulais
pas une héroïne dans un copier coller de ce qui l'avait précédé,
histoire de parler à la femme qui est en moi. Non merci, je vaux
mieux que ça. Et a l'autre bout de ma pensée je n'avais pas envie
de me retrouver avec un film ou les femmes fortes sont avant tout le
catharsis aux fantasmes de mecs coincés entre une BD et un playboy.
Lorraine
Broughton est une agent du MI-6. Mais Lorraine est aussi une blonde
incendiaire, qui parle plusieurs langues, spécialiste en
exfiltration et en infiltration. Au lendemain de la chute du mur de
Berlin, elle se retrouve face à l'un de ses responsables et le grand
ponte de la CIA pour débriefer les dernières semaines qu'elle a
passé à Berlin pour récupérer une liste et démasquer un agent
double.
Inspiré
du roman graphique the coldest city exclusivement en noir et blanc, ce film fait des choix très
audacieux en matière de décors et de couleurs. En prenant le parti
de faire des scènes très sobres, comme celles qui se déroulent
dans la salles d'interrogatoires ou plus largement à Londres et des
scènes hyper colorées quasiment électriques pendant les nuits
berlinoises.
Le réal tente de … non je ne sais pas ce qu'il tente
de faire. l'image est belle, est très recherchée mais, pour moi
elle sont le reflet de cette bouche en néon que l'on voit
régulièrement, décoratives, soooo 80's dans la forme mais
tellement pas dans le fond. Je ne comprends pas quel est le truc de
ces décors. Je ne comprends pas ce que l'on veut me dire avec ces
rayures qui se répondent, je ne comprends pas le kiff du réalisateur
avec les trucs dans les baignoires, quelques soit les trucs.
Je
ne comprends pas quel est le problème avec les glaçons. Le corps nu
qui s'immerge dans les glaçons, la main fine qui pénètre lentement
le sceau plein de glaçons pour en retirer une arme.... Freud, help
me.
L'un
de vous un jour m'a dit, réfléchit à comment le personnage rentre
dans le cadre, comment il y évolue, ce que ça apporte... alors je
tiens juste à dire que je n'en sais rien, je ne comprends pas
pourquoi cette pauvre Lorraine pour prendre son bain bleu pleins de
glaçons en plein décembre à Berlin, entre la tète le première
dans l'eau, seins turgescents apparents. Je vous avoue avoir pendant
de longues minutes contemplée ma baignoire et ne pas avoir compris.
Je
vous le disais dans l'introduction, j'aime John Wick. J'aime la
chorégraphie des combats, j'aime comment s'est filmé et construit.
Ici les combats sont spectaculaires c'est certains, l'engagement de
Charlize Theron est visible à l'écran. Mais à aucun moment je n'ai
été aussi «embarquée». Probablement parce que Lorraine doit
toujours être sexy en diable. Des le début, alors qu'elle n'est
qu'un hématome sur de longues et magnifiques jambes, elle a quand
même droit à une scène de nu. Car dans un combat palpitant, elle
arrive à mettre plusieurs hommes à terres elle finit la scène tout
porte jarretelle dehors.
Oui
car l'écueil que se prend se film est l'hyper sexualisation de ses
actrices qui pourtant tiennent la route sans ça. Je vous préviens,
c'est racoleur à souhait, et je ne parle pas des robes sexy,des
bodys en dentelle, des talons aiguilles rouges,cuissardes, des
résilles et des portes jarretelles précédemment cités qui sont
présents toutes les dix minutes dans le film. Ça à la rigueur ça
gâche juste un peu le réalisme du film. Je parle par exemple des
scènes lesbiennes filmées avec tous les marqueurs forts pour faire
fantasmer le mâle, avec toute une iconographie et une gestuelle de
magasines pornos.
Punaise
c'est dommage!
Je
ne soulignerai qu'un détail qui veut dire beaucoup pour moi, là ou
certains tuent trois personnes avec un crayon à papier, elle se
retrouve dans des appartements et «finit» ses adversaires avec des
casseroles et le tuyaux pour laver le palier. Vraiment? Moi je n'ai
vu que ça. Les combats sont chouettes, ça défonce tout le monde à
mort, et quelqu'un s'est dit où est la casserole? C'est une femme?
Les
acteurs font ce qu'ils peuvent et ils le fond très bien. Charlize
Theron et Sofia Boutella sont extraordinaires. Elles sont investies,
et arrivent à créer un personnage tant bien que mal dans cet
univers plein de clichés. Elles tiennent la route dans les combats
comme dans les scènes de jeu. J'avoue avoir été plus sensible à
Delphine interprétée par Sofia Boutella, elle a su lui donner une
humanité qui fait du bien au film. James mc Avoy tient la route
malgré un rôle très prévisible.
Vous
vous dites elle n'a pas parlé de l'intrigue, c'est vrai. C'est
beaucoup car je n'ai rien à dire dessus, elle est parfois prévisible
voire facile, le climax est pour moi mal amené, et les personnages
ne sont pas attachants.
Un
film qui m'a déçue.
Depuis la mort de sa femme bien-aimée, John Wick passe ses journées à retaper sa Ford Mustang de 1969, avec pour seule compagnie sa chienne Daisy. Il mène une vie sans histoire, jusqu’à ce qu’un malfrat sadique nommé Iosef Tarasof remarque sa voiture. John refuse de la lui vendre. Iosef n’acceptant pas qu’on lui résiste, s’introduit chez John avec deux complices pour voler la Mustang, et tuer sauvagement Daisy…
John Wick – 29 Octobre 2014 - Réalisé par Chad Stahelski/David Leitch
Le tueur à gage à souvent les honneurs du cinéma, cela peut être un inconnu dans un taxi (Collatéral), un samouraï urbain (Ghost Dog), le membre d'une confrérie secrète (Wanted), un tueur qui verse une larme (Crying Freeman), un homme chauve avec un code-barre (Hitman), une colombe (Colombiana), un tueur qui congèle ses victimes (The Iceman) ou encore un être romantique (The Killer). Un éventail assez large qui montre bien que le sujet est régulièrement exploité, pour des résultats plus ou moins réussis. John Wick se place dans les films qui sont réussis avec une finesse propre aux actionners des années 80/90 …
John Wick c'était le top du tueur à gage, le croquemitaine, l'homme que l'on envoie quand il faut que le job soit fait ! Mais cela c'était avant de trouver l'amour et qu'il se retire du métier. Il vivra heureux pendant quelques années, jusqu'au décès de sa compagne, morte de maladie. Elle lui fera un dernier cadeau, une petite chienne Daisy pour qu'il ne soit jamais seul dans le deuil qu'il traverse. La vie est hélas bien cruelle, John fait par hasard la connaissance d'un homme qui veut lui acheter sa splendide mustang de 69, mais lui il ne veut pas. Sauf que le soir cet homme revient avec deux complices, tabassent John, volent la voiture et ils tuent ce chiot qui n'avait rien fait. Cet homme qui s'appelle Iosef Taranov est le fils d'un grand mafieux russe et il est très fier de son forfait, sauf qu'il a fait l'erreur que même son père n'aurait jamais voulu faire, sortir de sa retraite «Le Croquemitaine », l'impitoyable « John Wick » …
Au final c'est de la bonne vieille série B qui tache, qui assume sa simplicité et qui fonctionne car c'est un concentré d'efficacité à l'état pur. Les deux réalisateurs Chad Stahelski/David Leitch signent un premier long qui fait honneur à un pan entier de leurs carrières, celles de cascadeurs et de responsables des cascades. Deux pointures reconnues à Hollywood qui sur une intrigue au combien minimaliste, mais à la mythologie intéressante, livrent un film d'action éminemment généreux en headshots, morts et cadavres empilés.
L'histoire est écrite par David Kolstad et elle se concentre sur la vengeance sanglante d'un tueur a gage légendaire parce qu'on a tué son petit chiot. Oui le film tient sur cette seule et unique phrase, c'est idiot, voir un peu con, mais ça marche. C'est ce qui est certainement son point faible, car rapidement on saisit les différents tenants et aboutissants de l'intrigue qui s'avère prévisible. Même l'épilogue (la dernière partie) je le trouve inutile …
Mais si je devais pousser le bouchon un peu loin, « John Wick » c'est aussi la métaphore de l'une des phases du deuil, la colère ! Un ressenti qu'il explore à sa façon pour accepter ce qu'il lui arrive et bien réaliser qu'il a perdu sa moitié.
Toutefois c'est carré dans ce que cela raconte, la mise en place est un brin laborieuse mais pose vite le cadre dans lequel on évolue, un monde de tueurs à gages ou « John Wick » est celui dont on ne doit pas prononcer le nom. Une légende que l'on conte a ceux qui font des bêtises, un croquemitaine pour gangster particulièrement bien amené, avec la dose d'humour prompt au décalage. Un monde parallèle avec ces codes et coutumes que chacun se doit de respecter sous peine de mort. Bref une toile de fond intriguant à souhait et qui je l'espère sera plus exploité dans le second volet.
La réalisation du duo derrière ce film est plutôt bonne, pas trop mal découpée et cela ne manque pas de dynamisme. Les nombreux décors, que cela soit dans son domicile au début, dans l'église ou la boite de nuit offrent de multiples terrain de jeux, que les réalisateurs exploitent avec talent. Et des la première fusillade c'est un empilement de cadavres, par un Keanu Reeves bien entraîné qui se joue des antagonistes à la manière d'un personnage de jeu vidéo. Il alterne entre les enchaînements de coups à main nue et de coups de feu, qui ressemble à des « katas » préalablement appris et assimilés. Une précision mortelle qui renforce son aspect d' « Ange de la mort ». Tout comme le travail sur les différents cadres et sur la lumière qui le rendent encore plus fatal et iconique.
Le casting est quant à lui de qualité, même si vue l'épaisseur du scénario, la construction des différents personnages n'est pas à la hauteur du film (Hormis John Wick à mon goût). Malgré tout, on retrouve Willem Dafoe, Ian McShane et Michael Nyqvist, puis Adrianne Palicki et Alfie Allen en transfuge de la TV qui se débrouille bien, mais hélas ils ne sont que des personnages purement fonctionnels. Enfin le boss du « Tueur à gage Game » monsieur Keanu Reeves qui ne vieillit pas, vraiment comme un vampire et qui se refait une petit santé avec ce film, comme un bonhomme avec qu'il il faut compter des qu'on parle cinéma d'action. Il a bossé comme un forcené pour ce film et cela se voit grandement à l'écran, tant il irradie de charisme …
Une bonne petite série B !
















