Phil Connors, journaliste à la télévision et responsable de la météo part faire son reportage annuel dans la bourgade de Punxsutawney où l'on fête le "Groundhog Day" : "Jour de la marmotte". Dans l'impossibilité de rentrer chez lui ensuite à Pittsburgh pour cause d'intempéries il se voit forcé de passer une nuit de plus dans cette ville perdue. Réveillé très tôt le lendemain il constate que tout se produit exactement comme la veille et réalise qu'il est condamné à revivre indéfiniment la même journée, celle du 2 février...
Un Jour sans Fin – Harold Ramis – 28 Juillet 1993
Un jour sans fin c'est un peu mon histoire avec ce film ! Depuis aussi longtemps que je puisse me souvenir, j'ai toujours su que je voulais le voir et ceci pour deux raisons ! Harold Ramis et Bill Murray, deux des incorrigibles casseurs de fantomes du dyptiques Ghostbuster. Mais voilà a chaque fois je le loupais, pour diverses raisons et le temps a filé, jusqu'à recommencer a chaque fois que je manquer une occasion jusqu'à ce mois de Juillet 2014, sur Arte qu'enfin j'ai découvert « Un Jour sans Fin » !
Phil Connors est « le » journaliste de la chaîne qui l'emploi. Talentueux, précis et rigoureux, il est aussi un petit connard égoïste et narcissique qui ne pense qu'a lui, un contraste saisissant qui irrite pas mal de monde, dont sa productrice, la ravissante Rita. Comme chaque année, la chaîne couvre la fête de la marmotte, une manifestation sensé prédire la fin de l'hiver ! Mais Phil s'y ennuie, il est désagréable, de plus une tempete l’empêche de repartir chez lui a Pittsburgh un comble pour lui. Il part donc résigné ce coucher et le lendemain, la même chanson retentit a la radio, les mêmes mots … Phil revit le 2 Février ! Tour a tour en colère, décontenancé, secoué, il va prendre conscience de sa personne, de ce qu'il est et de ce qu'il fait, le journaliste qu'il est va peu a peu devenir un être humain comme tout le monde, avec un cœur ….
C'est indéniablement une réussite, le film d'Harold Ramis offre sa dose de bonnes ondes et cela fonctionne très bien, pourtant je n'ai pas été emporté comme je l’espérais , a cause en parti du thème du film qui a été plus d'une fois repris et vulgarisé ! Entre 1993 et 2014, je ne compte plus les séries qui ont calqué 1 épisode sur ce thème, on peut citer en vrac Stargate SG1, Tru Calling, X Files, Supernatural, Code Lisa … Ou encore des films, comme tout récemment le réussi « Edge of Tomorrow » qui exploite lui aussi ce theme la ! C'est ainsi qu'on se retrouve avec la même mécanique, un personnage bloqué dans cette situation qui doit changer ou se poser la bonne question, pour pouvoir débloquer la boucle temporelle et le fait d'en avoir tant vu cela m'a rendu le film prévisible, sans surprise ni étonnement !
Mais c'est seulement d'un point de vue narratif ! Car si il y a bien une chose que le film maîtrise mieux que bon nombre de ses prédécesseurs, c'est le développement de son personnage principal (Phil), des problématiques qu'il rencontre et les questions que ça soulèvent ! C'est vraiment la que le film se démarque et fait fort. Phil Connors est un personnage suffisamment complexe pour qu'il parle aux plus grand nombre, de ce fait son comportement nous est familier et ses réactions aussi, il passe par tout les états, désespéré, euphorique, triste, affligé, apaisé … Le film de Ramis nous met face a notre moi profond, a celui qui dicte nos choix, nos impulsions, nos envies et qui pose la seule question pertinente « Que feriez vous si vous aviez l'éternité devant vous ? » ! C'est une interrogation ou chacun y trouvera quelques choses, comme Harold Ramis y tire l'ensemble de ses péripéties par exemple ….
Sur le modèle du Déni, Acceptation, Rédemption, les péripéties du film sont calquées la dessus et la on peut dire que c'est souvent très drôles, bien écrit, on passe de divers coups gueules a des pétages de câbles phénoménaux puis le film bascule dans la romance et fort d'un second degré jubilatoire, Ramis crée l'émotion, provoque la féerie et permet a un couple attachant d'émerger, de s'apprendre, de se découvrir avec beaucoup d'innocence et de spontanéité ! Le film bénéficie d'une excellente bande-originale, d'un rythme et au casting absolument parfait, du moins si vous aimez Bill Murray et Andy MacDowell car vous ne verrez qu'eux, leurs mines adorables, le charme d'Andy et l'indéniable cabotinage enfantin de Bill Murray …






