Critique:
J'attendais Django, je me le rêvais... Et c'est le premier film que j'aurais vu cette année.
Et il me laisse sans avis! Oui sur bien des points j'ai aimé ce film d'abord pour ces acteurs. Avant tout Christopher Waltz, il est formidable! Il est juste bluffant en mentor. En homme de la vieille Europe, cultivé un peu perdu dans les valeurs de ces Etats Unis. Jamie Foxx, moi qui n'était pas fan de cet acteur, même "Ray", ne m'avait pas convaincu a ce point. Je le trouve bon dans son jeux, ça manière d'évoluer tant par les mots que par sa stature.
DiCaprio est bon, très bon, effectivement, il eut été étonnant que moi Cécile je dise le contraire. Ayant vu tous ses films, j’espérai qu'on lui avait écrit des scènes de vrai pourri, là il a été qu'un méchant de circonstances. Mais je demande peut être trop. Car il est tout a fait crédible et pas gentil grrrr. Et Samuel L. Jackson, est formidable, habillé en oncle ben mène sont personnage double et dupe avec une maestria qui le rend carrément inquiétant.
La réalisation est formidable Tarantino sait faire monter la pression, et pour ça le passage chez Candie est un petit bijou! Entre le moment ou il fait se retrouver les deux époux, tout ça dans une langue guturale et anti-romantique qu'est l'allemand. Tout en créant une tension quasi sexuelle!!
Puis la scène de repas restera longtemps dans mes souvenirs, le "hercule noir...."
Après il y a la signature du maître le long discours emprunt d'une philosophie personnelle, le tout autour d'une table. Puis la fusillade sanguinolante avec étalage de viande. Que je suis dans l'incapacité de comprendre, mais que fred a validé!
J'ai aimé l'histoire tout du moins le pitch brillant, mais en voyant le film j'ai été déçue, j!aurais aimé voire plus sur la métamorphose de Django, "son éducation", plus sur ces 6 mois qu'il passent avec docteur Schultz!
Et plus sur l'histoire de Django et Broomhilda, les flashbacks sont si légers que j'ai eu l'impression de trop peu. Je veux savoir pourquoi ils fuient, comment ils ce sont rencontrés?
Puis CandieLand, J'adore ce nom, j'adore cet antagonisme, plus j'en veux plus!!! Plus De cette demeure, plus de Samuel L. Jackson (comment est il devenu ce personnage fort? Le maître du maître? Cet homme effrayant), Plus de Calvin, de cette relation bizarre avec sa soeur, plus de Candieland!!!
Fred m'a expliqué qu'on avait pensé a faire deux films, et la je crois que ça aurait été parfait. je n'ai pas aimé le départ et le retour de Candieland, mais paradoxalement j'ai aimé ce qui en découlait, il m'a semblé que le film n'en finissait pas de finir. Mais le feu d'artifice final, ainsi que la posture de héros de la cause noir que prend Django m'ont quand même emballées.
Un film à voire, c'est certain! Mais un film qui m'a laissé sur ma faim.
Critique:
3 ans et demi auparavant Tarantino débarquait avec un film uchronique sur la 2nd Guerre Mondiale avec « Inglourious Basterds » délirant, drôle, violent mais mal foutu, tant dans le rythme, la musique ainsi que cette furieuse sensation qu'il se répétait. Pourtant a la sortie de « Django Unchained » tout sa était oublié car malgré tout, j'adore ce qu'il fait, ici point de 2nd Guerre Mondiale, mais peut être l'aboutissement d'un long cheminement pour Quentin Tarantino, car il réalise un western, lui le fan inconditionnel de ce genre.
Si pour « Inglourious Basterds » la polémique avait enflé chez nous, je n'ai pas le même sentiments pour « Django Unchained » malgré la période historique et un Spike Lee qui mord a chaque fois que quelqu'un dit nègre dans un film, je ne trouve pas le même sentiments en France, un sentiments de détachement incarné par le dr King Schultz, dentiste européen immigré au U.S.A qui est devenue chasseur de primes. D'une éducation, d'une finesse que peu voie sur ce territoire dont il n'approuve pas les mœurs, malgré tout il trouve son compte dans le quotidien de chasseur de primes, sa prochaine cible l'amène a chercher Django, car Django connait les 3 négriers qu'il veut trouver. Lors d'une négociation commerciale un peu houleuse, Django accompagne le Dr King Schultz, il s'apprivoise et Django devient a son tour Chasseur de Primes et rallie a sa quete le Dr Schultz, il veut tirez des griffes de Calvin J. Candie sa femme … « Une mort certaine ? De faibles chances de survie ? Et bien, qu'attendons-nous ? » aurait dit un nain célèbre pour illustrer cette future situation.
C'est peut être avec Jackie Brown son film le plus accessible, « Django Unchained » n'a pas la narration habituelle, faites de chapitres, de flashback et de flashforward, tout ces élément adulé par certain et raillé par d'autre, ce qui rend le film plus lisible, plus « classique » mais pas dénué d'intérêt attention, la période de l'histoire choisie est intéressante, deux ans avant la guerre de sécession, l'esclavage est a son apogée, le traitement et les horreurs commise sont la, assumées, crues parfois, puis placées dans l'histoire des U.S.A un cow-boy black c'est audacieux, un cadre parfait pour déroulé la quête de Django.
Elle est séparé en deux partie, une sur l'apprentissage de Django et la seconde sur la libération de Broomhilda, deux partie, deux western assez différent dans un même film, ou dans la 1er partie on a cette sensation de liberté, les grands espaces, ces plans au crépuscules magnifique, puis un western plus dur, passant d'un huis clos a une boucherie du plus bel effet, Quentin Tarantino en profite pour nous livré par touche toute son influence, dans la mise en scène, l'utilisation de ralentis, la musique entre classique et utilisation désarmante de rap, mais aussi l'humour et ce sens immanquable du dialogue; mon seul reproche des creux dans le film, ainsi qu'une deuxième partie a Candie-Land qui traine en longueur mais pour ma part les qualités indéniables passe bien au dessus de ces défauts.
Sans les oublier, chaque Tarantino a un castings assez délicieux, révélé a tout le monde dans « Inglourious Basterds », Monsieur Christoph Waltz livrant une performance d'acteur une nouvelle fois ahurissante, de flegme, d'humour, de malice et d'un sens de la dérision impeccable; Jamie Foxx quand a lui joue Django, convaincant, crédible, il semble s'être bien amusé dans ce film, une icône ce Django; ensuite le beau Leonardo DiCaprio dans un rôle de méchant de circonstance qui lui sied a merveille, cela change énormément et donne un excellent coup de frais au film, il est d'un cynisme effrayant; l'imposant Samuel L.Jackson incarne le personnage ambigu par excellence, noir mais aussi mauvais que son propriétaire, d'ailleurs ces grâce a lui que la tension s'installe dans le manoir de Calvin; ainsi que Kerry Washington faire valoir hélas pour elle, mais moteur essentiel du récit, peu présente mais présente efficacement; mais je ne serais pas complet en oubliant Jonah Hill, Don Johnson, Walton Goggins, ou encore les caméos de Franco Néro (Django original) et celui hilarant de Quentin Tarantino.
Après des "Basterds" pas si méchant que sa, Quentin Tarantino calme son cinéma et s'approprie intelligemment son genre fétiche le western, malgré des longueurs évidentes, ce film est une réussite.


DJANGO UNCHAINED
Réalisé par Quentin Tarantino
Sortie en salle le 16 Janvier 2013
Dans le sud des États-Unis, deux ans avant la guerre de Sécession, le Dr King Schultz, un chasseur de primes allemand, fait l’acquisition de Django, un esclave qui peut l’aider à traquer les frères Brittle, les meurtriers qu’il recherche. Schultz promet à Django de lui rendre sa liberté lorsqu’il aura capturé les Brittle – morts ou vifs. Alors que les deux hommes pistent les dangereux criminels, Django n’oublie pas que son seul but est de retrouver Broomhilda, sa femme, dont il fut séparé à cause du commerce des esclaves… Lorsque Django et Schultz arrivent dans l’immense plantation du puissant Calvin Candie, ils éveillent les soupçons de Stephen, un esclave qui sert Candie et a toute sa confiance.


