Critique: J'attendais Django, je me le rêvais... Et c'est le premier film que j'aurais vu cette année. Et il me laisse s...

Django unchained

12:37:00 Cecile 25 Comments



Critique:

J'attendais Django, je me le rêvais... Et c'est le premier film que j'aurais vu cette année.

Et il me laisse sans avis! Oui sur bien des points j'ai aimé ce film d'abord pour ces acteurs. Avant tout Christopher Waltz, il est formidable! Il est juste bluffant en mentor. En homme de la vieille Europe, cultivé un peu perdu dans les valeurs de ces Etats Unis. Jamie Foxx, moi qui n'était pas fan de cet acteur, même "Ray", ne m'avait pas convaincu a ce point. Je le trouve bon dans son jeux, ça manière d'évoluer tant par les mots que par sa stature.

DiCaprio est bon, très bon, effectivement, il eut été étonnant que moi Cécile je dise le contraire. Ayant vu tous ses films, j’espérai qu'on lui avait écrit des scènes de vrai pourri, là il a été qu'un méchant de circonstances. Mais je demande peut être trop. Car il est tout a fait crédible et pas gentil grrrr. Et Samuel L. Jackson, est formidable, habillé en oncle ben mène sont personnage double et dupe avec une maestria qui le rend carrément inquiétant.

La réalisation est formidable Tarantino sait faire monter la pression, et pour ça le passage chez Candie est un petit bijou! Entre le moment ou il fait se retrouver les deux époux, tout ça dans une langue guturale et anti-romantique qu'est l'allemand. Tout en créant une tension quasi sexuelle!!
Puis la scène de repas restera longtemps dans mes souvenirs, le "hercule noir...."
Après il y a la signature du maître  le long discours emprunt d'une philosophie personnelle, le tout autour d'une table. Puis la fusillade sanguinolante avec étalage de viande. Que je suis dans l'incapacité de comprendre, mais que fred a validé!

J'ai aimé l'histoire tout du moins le pitch brillant, mais en voyant le film j'ai été déçue, j!aurais aimé voire plus sur la métamorphose de Django, "son éducation", plus sur ces 6 mois qu'il passent avec docteur Schultz!
Et plus sur l'histoire de Django et Broomhilda, les flashbacks sont si légers que j'ai eu l'impression de trop peu. Je veux savoir pourquoi ils fuient, comment ils ce sont rencontrés?
Puis CandieLand, J'adore ce nom, j'adore cet antagonisme, plus j'en veux plus!!! Plus De cette demeure, plus de Samuel L. Jackson (comment est il devenu ce personnage fort? Le maître du maître? Cet homme effrayant), Plus de Calvin, de cette relation bizarre avec sa soeur, plus de Candieland!!!
Fred m'a expliqué qu'on avait pensé a faire deux films, et la je crois que ça aurait été parfait. je n'ai pas aimé le départ et le retour de Candieland, mais paradoxalement j'ai aimé ce qui en découlait, il m'a semblé que le film n'en finissait pas de finir. Mais le feu d'artifice final, ainsi que la posture de héros de la cause noir que prend Django m'ont quand même emballées.

Un film à voire, c'est certain! Mais un film qui m'a laissé sur ma faim.



Critique:

3 ans et demi auparavant Tarantino débarquait avec un film uchronique sur la 2nd Guerre Mondiale avec « Inglourious Basterds » délirant, drôle, violent mais mal foutu, tant dans le rythme, la musique ainsi que cette furieuse sensation qu'il se répétait. Pourtant a la sortie de « Django Unchained » tout sa était oublié car malgré tout, j'adore ce qu'il fait, ici point de 2nd Guerre Mondiale, mais peut être l'aboutissement d'un long cheminement pour Quentin Tarantino, car il réalise un western, lui le fan inconditionnel de ce genre.

Si pour « Inglourious Basterds » la polémique avait enflé chez nous, je n'ai pas le même sentiments pour « Django Unchained » malgré la période historique et un Spike Lee qui mord a chaque fois que quelqu'un dit nègre dans un film, je ne trouve pas le même sentiments en France, un sentiments de détachement incarné par le dr King Schultz, dentiste européen immigré au U.S.A qui est devenue chasseur de primes. D'une éducation, d'une finesse que peu voie sur ce territoire dont il n'approuve pas les mœurs, malgré tout il trouve son compte dans le quotidien de chasseur de primes, sa prochaine cible l'amène a chercher Django, car Django connait les 3 négriers qu'il veut trouver. Lors d'une négociation commerciale un peu houleuse, Django accompagne le Dr King Schultz, il s'apprivoise et Django devient a son tour Chasseur de Primes et rallie a sa quete le Dr Schultz, il veut tirez des griffes de Calvin J. Candie sa femme … « Une mort certaine ? De faibles chances de survie ? Et bien, qu'attendons-nous ? » aurait dit un nain célèbre pour illustrer cette future situation.

C'est peut être avec Jackie Brown son film le plus accessible, « Django Unchained » n'a pas la narration habituelle, faites de chapitres, de flashback et de flashforward, tout ces élément adulé par certain et raillé par d'autre, ce qui rend le film plus lisible, plus « classique » mais pas dénué d'intérêt attention, la période de l'histoire choisie est intéressante, deux ans avant la guerre de sécession, l'esclavage est a son apogée, le traitement et les horreurs commise sont la, assumées, crues parfois, puis placées dans l'histoire des U.S.A un cow-boy black c'est audacieux, un cadre parfait pour déroulé la quête de Django.

Elle est séparé en deux partie, une sur l'apprentissage de Django et la seconde sur la libération de Broomhilda, deux partie, deux western assez différent dans un même film, ou dans la 1er partie on a cette sensation de liberté, les grands espaces, ces plans au crépuscules magnifique, puis un western plus dur, passant d'un huis clos a une boucherie du plus bel effet, Quentin Tarantino en profite pour nous livré par touche toute son influence, dans la mise en scène, l'utilisation de ralentis, la musique entre classique et utilisation désarmante de rap, mais aussi l'humour et ce sens immanquable du dialogue; mon seul reproche des creux dans le film, ainsi qu'une deuxième partie a Candie-Land qui traine en longueur mais pour ma part les qualités indéniables passe bien au dessus de ces défauts.

Sans les oublier, chaque Tarantino a un castings assez délicieux, révélé a tout le monde dans « Inglourious Basterds », Monsieur Christoph Waltz livrant une performance d'acteur une nouvelle fois ahurissante, de flegme, d'humour, de malice et d'un sens de la dérision impeccable; Jamie Foxx quand a lui joue Django, convaincant, crédible, il semble s'être bien amusé dans ce film, une icône ce Django; ensuite le beau Leonardo DiCaprio dans un rôle de méchant de circonstance qui lui sied a merveille, cela change énormément et donne un excellent coup de frais au film, il est d'un cynisme effrayant; l'imposant Samuel L.Jackson incarne le personnage ambigu par excellence, noir mais aussi mauvais que son propriétaire, d'ailleurs ces grâce a lui que la tension s'installe dans le manoir de Calvin; ainsi que Kerry Washington faire valoir hélas pour elle, mais moteur essentiel du récit, peu présente mais présente efficacement; mais je ne serais pas complet en oubliant Jonah Hill, Don Johnson, Walton Goggins, ou encore les caméos de Franco Néro (Django original) et celui hilarant de Quentin Tarantino.

Après des "Basterds" pas si méchant que sa, Quentin Tarantino calme son cinéma et s'approprie intelligemment son genre fétiche le western, malgré des longueurs évidentes, ce film est une réussite.



DJANGO UNCHAINED
Réalisé par Quentin Tarantino
Sortie en salle le 16 Janvier 2013

Dans le sud des États-Unis, deux ans avant la guerre de Sécession, le Dr King Schultz, un chasseur de primes allemand, fait l’acquisition de Django, un esclave qui peut l’aider à traquer les frères Brittle, les meurtriers qu’il recherche. Schultz promet à Django de lui rendre sa liberté lorsqu’il aura capturé les Brittle – morts ou vifs. Alors que les deux hommes pistent les dangereux criminels, Django n’oublie pas que son seul but est de retrouver Broomhilda, sa femme, dont il fut séparé à cause du commerce des esclaves… Lorsque Django et Schultz arrivent dans l’immense plantation du puissant Calvin Candie, ils éveillent les soupçons de Stephen, un esclave qui sert Candie et a toute sa confiance.

25 commentaires:

  1. La critique de Cécile révèle un point que j'ai oublié : les flashback sur Django, qui, il est vrai, sont trop léger du point de vue narratif.

    Pour le reste, c'est un très bon film et on retrouve le syle de Tarantino. Ceux qui n'apprécie pas cela auront en revanche encore quelques raisons de le critiquer ;)

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    1. C'est vrai chose a laquelle je n'ai pas penser non plus mais ces vrai que sa donne pas trop d'élément
      Pareil, après le style je le trouve moins imprégné, mais toujours présent, sinon il restera tjs des grincheux

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  2. Beaucoup aimé également, mais pas de note maximale (anachronismes + humour KuKluxKlan pourri)... 3/4

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    1. Si j'avais a noté, je ferais pareil, il y a de petits défauts qui empeche de le passer a un niveau superieur

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  3. Un film fun, bien interprété et bien écrit, mais des effets sanguinolants mal foutus, une BO souvent what's the fuck et une scène de dîner franchement plombante.

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    1. D'accord avec toi, sauf sur les défauts a part la scène de diner qui est moins bonne que d'Inglourious Basterds, sa je te suis car sa manque de rythme

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    2. Même dans Inglourious Basterds c'était plombant. Désolé pour la BO mais le premier con venu peut aussi sortir le jukebox de service avec des titres improbables et payer des droits. La mécanique de Tarantino, comparé à ce qu'on croit, en agace plus d'un et moi ça commence à me souler.

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    3. C'est pour moi la meilleure partie :) Après la BO tu n'aimes pas sa façon de faire, mais moi j'en connais peu qui utilise un "JukeBox", travail que tu vulgarise car sa n'a pas l'air simple de bien choisir, de bon morceaux, d'ailleurs peu réussise sa comme lui je trouve. Ensuite que sa te soûle c'est ton problème :D mais pour conclure, il a plus séduit qu'il n'a soulé sur ce film, quand a moi, les meilleurs du réalisateur reste ces premieres oeuvres, j'attends a nouveau d'etre surpris

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    4. Bah purée t'es pas difficile! Les meilleurs passages c'est ceux des Basterds tout simplement. Rien que l'accent de Brad Pitt vaut le coup de le voir en VO. Bah quand je vois les choix de Tarantino, digne d'un excentrisme parfois plombant, je me demande si ça en vaut la peine. Scorsese lui varie réellement les plaisirs avec des compos et des chansons existantes. Et ses choix sont bien meilleurs que Tarantino. Pour moi, son meilleur malgré ses références à foison c'est Kill Bill volume 1.

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    5. J'oubliai aussi la toute première partie de IB trés réussis, pour la musique on a pas le meme avis c'est sur, mais ce que j'aime et que la ou t'y vois de l'excentrisme, chaque B.O de Tarantino me surprends, ces aussi un des plaisirs que j'ai avec QT sur ces film, mais bon comme pour ces meilleurs film, ces meilleur BO sont les premieres, bien que celle de Death Proof est excellente

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    6. La BO de Death Proof m'a bien soulé personnellement. Du Gainsbourg anecdotique en générique fallait vraiment oser! Après comme je le dis je n'ai rien contre une BO avec des chansons préexistantes, mais le problème avec Tarantino, c'est qu'avec un Scorsese t'as aussi une vraie musique derrière. Donc une certaine crédibilité. Dans Les Infiltrès, tu as beau avoir les Rolling Stones en générique, la musique c'est Howard Shore.

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    7. Je ne vois pas en quoi un compositeur amène de la crédibilité ? Il y a des compositeurs qui sortent de la merde eu aussi

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    8. Parce qu'il y a un vrai score! Ce n'est pas une vulgaire compil. Autre exemple avec Drive. La BO est composé de morceaux originaux et préexistants mais qui ont le mérite de convenir et de former un tout. Les Bo de Tarantino en général ça tombe vraiment dans le bordel. Les compositeurs aussi font de la merde mais il y a une légitimité.

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    9. C'est une opinion que je ne partage pas je suis désolé, pour moi les BO de QT sont loin d’être bordélique mais je comprends que cela te dérange ....

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    10. Bah tu passe quand même d'un classique du western comme Django à un morceau de rap! C'est quand même dramatique d'atteindre un tel sommet de bêtise! Autre argument: QT nous ressort toujours du Morricone, mais est-ce qu'il a appelé une seule fois l'intéressé pour faire la BO de son western? Nada! C'est quand même gonflé comme approche.

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    11. Même si cela ne m'a pas embêter, cet pas la meilleure des transitions, mais ces vrai pépites en BO c'est dans les premiers, franchement il n'y a pas un seule fausse note

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  4. paraît il que ce western signe le grand retour de Tarantino derrière la caméra: pas encore vu mais hâte de voir si cela est justifié ou non

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    1. Je le conseille a ceux qui ont marre de son style, c'est plus discret, moins dans l'hommage perpétuel

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  5. un cow boy noir (pourquoi les gens on du mal a dire noir en France)
    un cow boy noir n'a rien d'audacieux ça a déja été fait à maintes reprises...

    Tarantino n'a rien inventé il s'est 'inpiré' de blazzing saddles de mel brooks
    1960- john ford Sergeant Rutledge

    blaxploitation et western ici:
    http://www.slate.fr/story/67111/blaxploitation-williamson-tarantino-django-unchained

    Skin Game 1971

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    1. Merci pour ton commentaires et tes précisions, d'ailleurs Tarantino n'invente pas grands choses en fait

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  6. Une vraie réussite à mon goût. Je me suis régalé...quelle belle prestation que Christoph Waltz !

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    1. * que celle de

      La hâte et l'enthousiasme me jouent des tours :-)

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    2. Deux commentaires, il a t'a effectivement enthousiasmé :p Waltz il est incroyable, il bouffe pour moi tout les acteurs, comme dans IB

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  7. didiegodelavega14 avril 2013 à 18:01

    Et ben, perso, j'ai été très déçu par le dernier Tarantino...à part l'excellent C.Waltz, je n'ai rien vu de vraiment bon! C'est du sous-tarantino remâché et j'ai la vague impression que celui-ci se laisse vivre sur ces succès d'antan...on dirait presque que, quand il a besoin de fric, il nous pond un film et espère faire ses entrées juste sur son nom...déjà avec le précédent (Inglourious Basterds), j'avais ressenti la même impression! Certains vont peut-être (certainement!) me jeter des pierres, mais dans ces 2 films, je n'ai jamais (ou presque) retrouvé LE Tarantino que j'avais adulé!
    J'espère simplement que le prochain (car je materai le prochain, je ne pourrai pas résister!) sera bien meilleur et que Tarantino aura pris suffisamment de coups de pompes au cul pour retrouver son talent bien caché sous son gros bide... Désolé comme dirait Denisot!

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    1. Tout d'abord bienvenue sur mon blog.

      Je comprends ton avis, j'ai au cet impression au précédent même si ici mon avis n'est pas aussi tranché que toi. La chose sur laquelle on se rejoint, ces que Tarantino ne surprend plus comme avant !!!
      Mais comme toi, j'irai voir son prochain, bon ou mauvais ;)

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