Godzilla tente de rétablir la paix sur Terre, tandis que les forces de la nature se déchaînent et que l'humanité semble impuissante...
Godzilla – 14 Mai 2014 – Réalisé par Gareth Edwards
Du premier Godzilla en 1954 réalisé par Ishiro Honda a celui de 2014 réalisé par Gareth Edwards, près de soixante ans les séparent mais un même amour les réunit, celui du film de monstres et de son icône la plus représentative « GODZILLA » ! Une saga riche de 30 films faite de hauts et de bas, réalisée exclusivement ou presque par des réalisateurs asiatiques hormis deux fois, par des européens pour des résultats divers. Il y eu d'abord le « Godzilla » de Roland Emmerich, une vraie catastrophe du début à la fin quise gargarisait du sentiment d'une Amerique toute puissante et enfin celui d'Edwards qui ne se débrouille pas trop mal ! De quoi réconcilier le Dieu des Monstres avec son public ….
Joseph Brody est employé dans une centrale nucléaire au japon, physicien consciencieux, il se donne sans retour à son travail. Il vit avec sa femme avec qui il a un fils et ils travaillent tous les deux a la Centrale. Un jour Joseph est inquiet, des secousses sismiques anormales sont détectées, de plus en plus proches et fortes, ce qui le pousse a alerter ses supérieurs mais rien n'y fait, il est ignoré et une terrible catastrophe arrive … Quinze ans plus tard, le traumatisme de la catastrophe hante toujours Joseph Brody ! Il refuse ce qui est arrivé, et conteste fortement la thèse officielle, lui a tout perdu ! Alors qu'il essaie une fois de plus de percer le mystère de la catastrophe de la centrale, Brody apprend enfin ce qui s'est passé, une créature d'un autre age, attirée par la radioactivité des réacteurs nucléaires a provoqué ces dégâts …
Ils l'appellent MUTO (massive unidentified terrestrial organism ) elle se nourrit de radiations en attendant de trouver sa compagne …
Une situation qui va vite devenir incontrôlable et seul un prédateur « alpha » venu du fin fond des océans peut arrêter tout cela …
Pour son premier film à gros budget, Gareth Edwards se débrouille très bien et livre un spectacle plus qu’honnête !A mille lieu de l'approche de Roland Emmerich, ce nouveau Godzilla replace les monstres au centre de l'histoire, avec ce que cela implique en terme de gigantisme et de destruction. Dis comme ça, cela ne change pas grand chose, mais pourtant l'histoire arrive a surprendre, notamment par l'approche qu'il adopte pour personnifier Godzilla et le placer comme notre sauveur.
Loin d’être évident au début, car le réalisateur ménage ses effets, il crée ainsi un suspense efficace et une incertitude sur les intentions de « Godzilla » ! Toute la première partie par exemple avec la famille de Brody participe à cela, en multipliant les questions, pourquoi ? Comment ? Par quoi ? Et cela crée aussi un lien avec les personnages du film, ainsi qu'avec les spectateurs ! Car les personnages du film sont mis en positions de subalternes et que nous nous ne demandons plus « Comment les humains vont faire pour gagner ? » mais bien « Comment les humains vont survivre ? » …
C'est dans cette situation que Godzilla intervient, comme un prédateur tout d'abord avec un instinct de chasse intact qui le pousse a attendre le bon moment (d’où l'économie de sa présence à l'écran), ensuite comme un dieu de la mort qui vient parmi les hommes pour rétablir l'équilibre entre le bien et le mal et enfin comme le protecteur des hommes, personnification de la nature, roi des monstres, il ne se bat que contre les MUTO, il esquive les divers bateaux de guerre et protège même le Golden Gate !
La réalisation de Gareth Edwards tape juste ! Les affrontements sont titanesques, les dégâts inévitables et la façon qu'il a de les filmer est géniale. On profite de superbes plans d'ensemble, cadrés et soignés qui rendent encore plus la sensation de puissance de Godzilla tout en soulignant la notre d'impuissance ! Ajouter à cela une direction de la photo sublime signé Seamus McGarvey ainsi qu'une bande originale de Desplat qui donne un surplus de relief au film ! Godzilla est alors une icône, élev aéu rang de roi, voir de dieu des monstres et c'est clairement ce qui est le plus réussi dans le film !
Mais bon si l'approche de Godzilla, sa conception, sa réalisation, son histoire ainsi que le ton très spielbergien de l'histoire (Jaws) sont bon et porte le film assez haut on ne peut pas dire ça du scénario dans sa globalité ! La première partie au Japon est correcte, les personnages sont bien amenés et l’émotion qui s'en dégage sonne vraie ! La critique ouverte envers le nucléaire est aussi acerbe que claire mais voilà, hormis ce que j'ai cité, l'histoire est « trop » balisée, celle du lieutenant Ford ne passionne pas et tout s’enchaîne platement, accumulant les clichés au tractopelle ! Ce qui ne serait a première vue pas trop gênant si on avait de « bons » personnages, sauf que l'a non plus ce n'est pas ça ! Tous les personnages hormis Ford (Aaron Taylor-Johnson) son père (Bryan Cranston) et sa mère (Juliette Binoche), ils sont tous très très mal écrit, le docteur Ichiro Serizawa est réduit à l'état d'une loque narcoleptique, qui n'est bon qu'a fixer l'horizon bêtement, ce qui fait mal quand on sait que Ken Watanabe est un acteur de grand talent ! pareil pour Sally Hawkins qui bénéficie d'un personnage sans saveur, ainsi que pour David Strathairn dans un rôle d'amiral aussi quelconque que son bateau est gros ! La palme allant malheureusement à Elisabeth Olsen qui fait ce qu'elle peut pour faire exister un personnage qu'on n'a certainement oublie d'écrire !
Un blockbuster qui surprend, qui a le sens du spectacle et qui remet Godzilla sur de bons rails !
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| Affiche Mondo crée par Phantom City Creative |
Pour approfondir je vous propose de jeter un œil au dossier complet de FILMOSPHERE consacré à Godzilla


