Mon Voisin Totoro

by - février 19, 2019


Jusqu’à présent je n'avais vu de Hayao Miyazaki, que deux de ses films ! « Porco Rosso », l'histoire d'un pilote devenu cochon et « Mon Voisin Totoro » . Ce dernier m'a laissé un bon souvenir, même si ce ne sont que les sensations qui sont restées au final, comme celle de ce bonheur béat à la découverte de Totoro. Une impression qui est restée intacte lorsque je l'ai redécouvert !

« Deux petites filles viennent s'installer avec leur père dans une grande maison à la campagne afin de se rapprocher de l'hôpital ou séjourne leur mère. Elles vont découvrir l'existence de créatures merveilleuses, mais très discrètes, les totoros. Le totoro est une créature rare et fascinante, un esprit de la forêt. Il se nourrit de glands et de noix. Il dort le jour, mais les nuits de pleine lune, il aime jouer avec des ocarinas magiques. Il peut voler et est invisible aux yeux des humains. »

Près de 30 ans après sa sortie, « Mon Voisin Totoro » n'a pour ainsi dire pas vieilli ou très peu. C'est encore et toujours un pur enchantement, ou Hayao Miyazaki auteur ici de son quatrième film, continue de développer son univers, à la fois poétique et onirique. Une œuvre pleine d'humanité, de tendresse et de vie, que deux jeunes filles éclairent de leurs énergies, à l'ombre d'une forêt luxuriante.

Le scénario qui est écrit par Hayao Miyazaki, nous raconte avec simplicité, l'arrivée d'une famille dans sa nouvelle maison, au milieu de la campagne japonaise des années 50. Deux jeunes enfants, deux petites filles, Mei 4 ans et Satsuki 10 ans, découvrent leur nouvelle maison, vieille, craquante et chancelante, tel un château hanté complètement en ruine. C'est sale, sombre et humide. Toutefois, rien n'entame la bonne humeur des deux sœurs, si ce n'est l'incertitude sur le retour prochain au domicile de leur maman malade. Hayao Miyazaki confronte ces enfants aux changements soudains, à l'inconnue, à la peur et à l'attente, souvent génératrice de frustration. Et c'est qu'intervient « Totoro », tout droit sorti des souvenirs d'enfance du réalisateur, incarnation bienveillant de la nature, qui par son flegme et sa bonhomie va donner de la force à ces enfants, en ce montrant quand elles ont besoin de lui.



Il joue ce rôle de pilier inamovible et millénaire qui guide et rassure. Par sa carrure, mais aussi par l'immensité de la forêt qui l'héberge, imposante, mouvante, changeante et protectrice. Une ode puissante à la nature, à l'enfant et au pouvoir sans limite de l'imagination, que le réalisateur saupoudre de ses souvenirs d'enfance et de sa bienveillance.

Le film est quant à lui magnifique ! Hayao Miyazaki ne se trompe jamais et compose avec finesse son film, maîtrisant son rythme comme ses personnages absolument adorables. La direction artistique est d'une grande intelligence, ou le monde réel avec cette superbe bâtisse, la nature avec la forêt et le monde des esprits avec Totoro, cohabitent en harmonie, sans jamais casser la crédibilité de l'univers crée ! D'ailleurs on rentre dans l'univers de Totoro que par petites touches, des stèles posées sur le bord de la route, un temple d'un coté ou encore ce tunnel naturel qui emmène pour la première fois Mei vers Totoro, symbole du passage vers un autre monde. C'est beau, bucolique, soigné, les couleurs sont admirablement choisies et aucun effet n'est mal animé. Une belle réussite à laquelle on peut associer la belle partition de Joe Hisaishi, qui signe le cœur musical de film pour petits et grands.


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