Le Château de Cagliostro

by - février 05, 2019


Le premier film du studio Ghibli, c'est le « Château dans le Ciel » qui est sortie en 1986 ! La première pierre d'un studio au combien compétent, mais cela ne doit pas nous faire oublier les premiers films de Hayao Miyazaki. Le succès de « Nausicaa » par exemple a permis la création du studio au côté de Isao Takahata, ou de permettre à un animateur du nom de Hideaki Anno de faire ses premières armes. Quant au film « Le Château de Cagliostro », suite à son travail sur la série animée « Lupin the Third » avec I.Takahata qu'on lui proposa de le réaliser, notamment après le succès de la premier adaptation au cinéma de « Lupin The Third ». Si le succès public fut mitigé, la critique fut conquis. Donc quoi de plus logique pour celui qui désirait être mangaka dans sa prime jeunesse que de commencer sa carrière dans le film d'animation par l'adaptation d'un manga

« Le célèbre Lupin dévalise un casino mais s’aperçoit que les billets volés sont des faux. En compagnie de son acolyte Jigen, Lupin enquête sur cette fausse monnaie qui le conduit au château de Cagliostro. Ils apprennent alors qu’une princesse, enfermée dans le château, détiendrait la clé d’un fabuleux trésor... »

Moi qui adore les films de cambriolages et plus généralement les « gentlemen cambrioleurs », j'ai été servi par « Le Château de Cagliostro » qui est un pur film d'aventure/action ou l'on ne s'ennuie clairement jamais ! Cette adaptation signé Hayao Miyazaki ne porte pas encore toutes les thématiques avec lesquels il nourrira ces œuvres à l'avenir, mais il montre déjà son amour pour des héroïnes fortes, les aéronefs et la cupidité qui ronge le coeur des hommes. Une œuvre qu'il s'est approprié, pour en faire un film au charme surannée, avec des personnages aussi charismatiques, qu'un poil gaffeur !



Le personnage de « Lupin the Third » est bien évidemment inspiré par l'oeuvre de Maurice Leblanc et son fameux Arsène Lupin. C'est le mangaka Kazuhiko Kato sous le pseudonyme de « Monkey Punch » qui créa ce personnage en 1967 et qui est le petit fils du célébrissime cambrioleur. Il y a eu plus d'une série animée, dont celle pour laquelle à travaillé Miyazaki. Et c'est avec un temps de production plutôt restreint qu'il s'attelle à la tâche.

Il signe en collaboration Haruya Yamazaki le scénario du film, qui voit Lupin (Pour le reste de la critique il sera nommé ainsi, mais sachez qu'en France, notamment à cause des ayants droits de Maurice Leblanc, Lupin n'a put s'appeler ainsi. Donc vous le trouverez sur les trois doublages français existants avec des noms différents) partir sur les traces d'un faux monnayeur à l'envergure internationale ! Lupin avec son acolyte filent alors vers Cagliostro. En chemin, ils rencontrent une demoiselle en détresse et n'écoutant que son courage Lupin lui vint en aide, mais voilà après une poursuite endiablé, elle lui fausse compagnie. Non pas sans lui laisser des indices, comme une bague avec des armoiries. Mais au vue du comportement de Lupin, Jigen son ami flaire l'arnaque et il a bien raison, car Lupin est déjà venu à Cagliostro …



Cette intrigue au combien romanesque ne manque pas de piquant ! Etant donné que Lupin n'a peur de rien, même pas du comte de Cagliostro et de son château labyrinthique. Sous ses airs de grands cambrioleurs, Miyazaki nous montres toutes la bonté qu'il a en lui, revenant sur les lieux d'un vol qu'il n'avait pas réussi, pour sauver la jeune princesse promise au comte . C'est une intrigue efficace, avec de l'action, de l'humour, de la tension et de multiples rebondissements ! Et la fin révèle déjà tout l'amour de Miyazaki pour la préservation des choses anciennes.

La réalisation, si elle date un peu à cause notamment des délais restreints de production, ne gâche pas l'ambition de Miyazaki. Le rythme est trépidant ! L'action se réinvente à chaque fois, de la course poursuite initiale en passant par la fuite sur le toit ou encore le final sur les aiguilles d'une horloge, rien ne ressemble à chaque fois à ce qui vient de passer à l'écran précédemment, démontrant toute l'inventivité de son réalisateur. La direction artistique si elle est soignée, me semble moins recherchée, mais le château de Cagliostro, l'élément central, est sublime; tout comme les différents personnages qu'on nous présente à l'écran comme Jigen, Fujiko, ou Goemon qui n'est pas sans rappeler le « Kyuzo » des Sept Samouraïs de Kurosawa.

Bref, « Le Chateau de Cagliostro » si il n'est pas parfait est l'oeuvre enthousiaste d'un auteur au talent indéniable. Et comme dirait l'inspecteur Zenigate à la fin, il a volé la chose la plus précieuse que nous possédons, notre cœur !

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