His New Job

by - juin 18, 2018



En 1915, après une année riche au sein de la Keystone, l'acteur, réalisateur et scénariste Charlie Chaplin laisse Mack Sennett pour « The Essanay Film Manufacturing Company » ! Ce studio fut crée par George Kirke Spoor et Gilbert M. Anderson. En son sein Chaplin signera pas moins de quinze films, tous produits par Jess Robbins, qui était aussi réalisateur et scénariste à ses heures. Et comme un symbole, le titre du film (His New Job) correspond à ce changement, vu qu'il s'agit de son nouveau job et il file la métaphore, avec beaucoup d'énergie …

« Charlot se présente à une audition pour devenir acteur ; de nombreuses personnes passent devant lui et cela finit par l'agacer, il se dispute avec Ben Turpin pour être le prochain à entrer. Il perturbe ensuite le tournage d'un film et le patron l'engage comme homme à tout faire ; en tant qu'accessoiriste, il ne fait que retarder le tournage. À la suite du renvoi d'un comédien, le patron lui donne sa chance mais regrette rapidement tellement Charlot est maladroit ; Charlot finit par quitter le plateau après avoir assommé le directeur et Ben Turpin. »

Rien de tel donc, que de poser le cadre de son film, dans une agence de recrutement d'acteur ! Une agence si grande, qu'elle a ses propres studios de tournages. Et Charlie Chaplin ne perd pas de temps à rentrer dans le vif du sujet, lui en tant que figurant récalcitrant, dans un système ou seul les privilégiés percent ! Et c'est assez rafraîchissant, tant ce mélange d'homme révolté et naïf à la fois, font mouche. Burlesque jusqu'au bout de sa pellicule, humour slapstick en prime, les gags sont fait avec intelligence, avec un sens du rythme et du tempo propre à cette époque et qui me toujours autant rire.

Et pour que ça fonctionne, Charlie Chaplin signe une réalisation vraiment très propre, ou chaque cadre est bien réfléchi, avec une certaine profondeur et surtout une gestion de l'espace admirable. Par exemple si vous prenez le plan de départ, dans le bureau d'entrée, on voit la porte sur la droite de l'écran qui indique le bureau du recruteur, on suit ensuite un personnage dans ce bureau et une fois fini on revient dans le bureau d'entrée par la gauche, et ainsi de suite avec les différents décors. Et on ne se retrouve ainsi jamais perdu, surtout quand l'essentiel est de maintenir un certain rythme avec les gags, notamment dans les transitions entre les décors.

You May Also Like

0 commentaires

Rechercher dans ce blog

@inglouriouscine