Black Panther

by - mai 25, 2018



Alors que « Avengers : Infinity War » n'en fini plus de casser le box-office, retour sur l'un des fils prodigue du M.C.U, le film « Black Panther » ! C'est le 6ème film de la phase 3 et le 18ème film de cet univers rondement mené par le producteur Kevin Feige.

Un film que j'attendais avec une certaine impatience, car avec autant de films, la lassitude n'est jamais loin et si j'apprécie encore certains « old » super-héros, la nouveauté est obligatoire. Qu'elle soit en coulisse ou sur nos écrans. Ce que « Marvel » a bien compris et qui me satisfait complètement, j'ai aimé « Ant-Man », trouvé sympa « Dr. Strange » et j'ai adoré la folie de Taika Waititi dans « Thor: Ragnarok ». A cela Il ne manquait que le roi du Wakanda, qui dans « Captain America: Civil War » m'avait fait fort impression et c'est chose faites depuis le 14 Février avec le film soio « Black Panther » !

« Après les événements qui se sont déroulés dans Captain America : Civil War, T’Challa revient chez lui prendre sa place sur le trône du Wakanda, une nation africaine technologiquement très avancée. Mais lorsqu’un vieil ennemi resurgit, le courage de T’Challa est mis à rude épreuve, aussi bien en tant que souverain qu’en tant que Black Panther. Il se retrouve entraîné dans un conflit qui menace non seulement le destin du Wakanda, mais celui du monde entier…  »

Quand on prend les films Marvel dans leur ensemble, ça a un certain cachet ! Mais pris les uns après les autres ce n'est pas la même chose, car la qualité fluctue constamment et savoir si le suivant sera bon est un peu comme jouait à la loterie ! A ce jeu là « Black Panther » fait parti des bons numéros, de la bonne surprise, qui vient égayer un line-up peu avare en prise de risque, et donc quoi de mieux que de le confier à un jeune réalisateur afro-américain, le talentueux Ryan Coogler. Réalisateur, scénariste, homme engagé, le réalisateur de « Fruitvale Station » et « Creed », passe du film indépendant au bon vieux « blockbuster » des familles, avec une aisance remarquable. Si il y a déjà eu des adaptations de comics marvel ou le personnage principal était noir (Blade), rien n'avait jamais été fait à cette échelle, où la communauté noire est à l'honneur dans un film grand public et surtout d'une manière positive.


Ecrit par Ryan Coogler et avec Joe Robert Cole, le scénario se concentre sur l'éveil de T'Challa à son rôle de roi et sur ce que cela implique réellement pour lui, pour le Wakanda et pour le monde, le tout avec une intrigue qui mêle habilement l'entertainment propre à ce genre de film et un fond puissamment d'actualité. Si la partie « film d'espionnage » ne m'a pas trop passionnée, celle qui voit l’opposition entre T'Challa et Killmonger est bien plus intéressant, car le cœur du film ce situe là, dans cette confrontation quasi-shakespearienne entre deux personnages aussi proches que profondément éloignés. Le premier est un homme qui a toujours vécu dans une certaines forme d'opulence, à l'abri du besoin, de la misère et des désillusions, quand le second a connu tout l'inverse.

Forgeant ainsi le caractère de ces deux hommes, comme l'on forgerait les deux faces d'une même pièce, écho contemporain d'une communauté, encore trop souvent malmenée. Et dans le fond c'est toujours la même question qui revient, comment lutter pacifiquement pour des droits, quand on est régulièrement la cible de violence par l'oppresseur ? Ignorer et lever la tête, ou retourner tout simplement les méthodes de l'oppresseur contre lui ?


Ce dilemme là, Killmonger ne se le pose pas lui ! Car la fatalité s'est penchée sur lui étant jeune et qu'elle a marqué sa vie et cela depuis toujours, ou il a connu la mort et le manque de ses parents, suivi par une vie tumultueuse, très loin du confort de son pays d'origine. Et cela rend ce personnage extrêmement humain, voir presque touchant, car on ressent le poids de son passé, de son héritage et du destin funeste qui l'attend. C'est ainsi que la vie a répondu pour lui, en façonnant un homme qui se battra avec les armes pour les siens. Une démarche qu'il juge légitime et en laquelle il croit, surtout qu'il ne voit aucune alternative, disant ainsi adieu à une possible réconciliation avec ses frères du Wakanda. Coogler nous laisse alors face à nos propres contradiction, car finalement, c'est peut être nous qui avons crée Killmonger ?

Une réflexion forcément osée pour un « Marvel », mais qui a toute sa place ici, révélant l'intelligence du réalisateur qui sait accorder ses convictions à un film tout public. C'est aussi un modèle de représentation avec son casting qui est presque intégralement noir (hormis Andy Serkis et Martin Freeman), ou encore par cette fabuleuse direction artistique, qui rend hommage aux cultures africaines dans son ensemble, par ses costumes traditionnels, ses coiffures et sa musique, avec une minutie qui force le respect. Un écrin d'une vraie beauté qui fourmille de détails et qui rend encore plus tangible qu'est ce pays le « Wakanda » et dans lequel Ryan Coogler s'épanouit pour nous présenter son histoire ! Si le rythme retombe à l'arrivée du personnage de Killmonger au Wakanda, c'est un quasi sans faute, tant l'équilibre entre action, réflexion et humour est savamment dosé. Cela laisse aussi de la place aux différents rôles féminins, comme Okoye, Nakia ou encore Shuri la sœur de T'Challa, un trio fabuleux qui est mis à l'honneur un grand nombres de fois par un Ryan Coogler plein d'énergie qui signe des scènes d'actions relativement enlevées et maîtrisées.


Quant au casting, je crois que c'est mon préféré depuis le début du M.C.U ! Bon je passe sur Andy Serkis et Martin Freeman, que l'on a déjà vu dans Civil War, tout comme Chadwick Boseman, l'incroyable « Black Panther », parce qu'on le connaît, pour mieux nous concentrer sur les nouveaux. On trouve donc l'impeccable Lupita Nyong'o dans le rôle de Nakia,une supère espionne à la solde du Wakanda; Danai Gurira joue Okoye, une guerrière impitoyable, chef des Dora Milaje, les gardes du Roi; Letitia Wright joue Shuri la sœur de T'Challa, un personnage sympathique, qui n'hésite pas à taquiner son frère mais elle se distingue avant tout pour son intelligence et sa capacité de réflexion. Ensuite on trouve la révélation (pour moi) de « Get Out » le génial Daniel Kaluuya; l'imposant Winston Duke dans le rôle de M'baku, qui a certainement « la » blague du film; les vétérans Forest Whitaker et Angela Bassett, qui irradient l'écran de leurs seules présences ; puis Sterling K. Brown que j'ai découvert dans la série « American Crime Story » qui malgré son petit rôle, clairement en impose. Enfin il y a Michael B. Jordan, le collaborateur, la muse, le porte bonheur de Ryan Coogler, qui nous éclabousse de tout son magnétisme et talent en faisant de son personnage, quelque chose de tangible, d'intéressant et de fort ! 

Vivement le second ... 

Black Panther - 14 Février 2018 - Réalisé par Ryan Coogler

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