The Gift

by - septembre 09, 2017



THE GIFT
de Sam Raimi

Pour nous répartir les films le maître des clés de ce blog et moi, en général, nous en regardons plusieurs puis nous nous les distribuons. Le plus souvent c'est celui qui a le plus aimé , ou le plus de choses à dire dessus qui prend le titre. Pour intuition de sam raimi on a fait pareil. On l'avait bien aimé tout les deux, et il y a de nombreux films sur lesquels nous avions à écrire. Mais voilà il y a quelques jours qui se sont écoulés et nos sentiments ont décanté. Et si lui au final,il continue a l'aimé énormément; moi clairement moins.

Ce film nous raconte l'histoire d'Annie, maman élevant seule ses trois enfants après la mort dans des circonstances dramatiques de son époux. Pour joindre les deux bouts, elle tire les cartes à ses concitoyens. Elle leur donne des conseils et se retrouve confrontée à leurs problèmes. Mais un jour la fille de l'homme le plus riche de la communauté et fiancée du directeur de l'école disparaît et on lui demande d'aider...

Dans ce film, ce qui me reste le plus ce sont les acteurs et leurs performances assez exceptionnelles. Celui qui emporte tout est Giovanni Ribisi qui interprète Buddy un jeune homme bouffé par son passé. Et c'est une belle prestation, il n'y a pas une de ses apparitions qui ne soit pas formidable. L'affrontement de Buddy avec ses parents ou la confrontation avec Donnie sont des moments marquants de ce film. Le jeu de Giovanni Ribisi, est puissant et quasiment animal. Il vous colle au siège,et vous hypnotise. C'est criant de vérité et bouleversant.
Cate blanchett est Annie. A la fois mère courage et prophétesse, elle fait face avec avec dignité à tout ce qui lui arrive. Les rapports entre elle et ses enfants sont un plus. Les petitoux sont touchants, et lui donne un surplus d'humanité. Elle est lumineuse et son jeu est tout en délicatesse. Et pourtant elle arrive à rendre palpable la force qui lui faut pour avancer. Mais mis en parallèle avec les choix du scénario cette douceur dans les circonstances qu'elle traverse et les choix qu'elle fait, alors qu'elle doit prendre soin de ses enfants font perdre de la cohérence à ce récit.
Keanu Reeves interprète Donnie un «red neck» méchant. Alors soyons clair ici il n'y a que peu voire pas de personnage nuancé. Alors il tape les femmes et trompe son épouse. Ce qui aurait pu suffire pour caractériser un seul homme. Mais non, c'est un abruti fini qui croit qu’Annie est une sorcière, il harcèle les gens, et est même menaçant avec les enfants. Je m'attendais presque à ce qu'il écrase un chaton avec son pick up rouge... mais je vous ai dit que c'était un cliché sur pattes, et donc il conduit un gros pick up rouge. Mais l'acteur arrive à lui donner un coté humain, et à le nuancer voire à donner de l'humanité à son personnage. Il est perpétuellement en colère (ne cherchez pas, vous ne saurez pas pourquoi),mais lors d'un procès il arrive a amené quelque chose et explose son coté monolithique.

Katie Holmes joue la femme qui disparaît, et elle n'est là que pour se balader nue à l'écran et avoir des scènes de sexe. Et quand elle est habillée, elle finit nue. Alors elle est sublime, mais son personnage n'est pas du tout étoffé, elle est juste un prétexte, un prétexte mis à nu. Hillary Swank et Greg Kinnear sont soit sous exploitée pour la première, soit falot pour le second.

Comme vous avez pu le sentir dans cette première partie pour moi le gros bémol est le scénario. Les personnages sont mal écrits, ils sont monolithiques et les choix faits pour eux sont peu cohérents.
Le scénario comme je vous le disais fait prendre des décisions étranges aux personnages. Et du coup la ça lui fait perdre de la crédibilité. Annie qui lance une bombe à buddy, et qui ne comprend pas ce que ça veut dire, alors que nous chers petits spectateurs on comprend très bien; ou qui prend des décisions incohérentes quand on connaît ses visions (et nous les connaissons). Ce film a un petit goût de ceux de kyioshi kurosawa, mais il n'est pas arrivé à me faire paraître comme logique les actions.
Si le thriller n'a eu aucune prise sur moi contrairement au maître des clés de ce blog, c'est que j'ai snipé à un moment clé du film le détail qui «dénonçait» le coupable. Et c'est représentatif des choix fait par la réalisation, d'annoncer à demi mots des choses, qu'on peut ne pas voir comme l'indice que j'ai précédemment cité; ou plus visible par exemple pour le personnage de katie Holmes on nous indique rapidement par une vision ce qui va lui arriver. Tout ça a fait perdre de la puissance à l'histoire chez moi.

Pour le reste c'est joli! les paysages sont beaux, c'est bien filmé, certaines scènes m'ont enchantée (je me souviendrai longtemps de l'intensité de l'échange entre Reeves et Ribisi). Mais je garde le goût aigre-doux des visions d'Annie.

Ce film n'est pas mon préféré. Probablement que je n'ai pas su bien le recevoir car il fourmille de jolies choses j'ai même compris le climax un quart d'heure avant qu'il arrive. Mais il y a cette mère qu'interprète Annie qui aurait mérité d’être plus développée, et un épilogue qui m'a fait pleurer.

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