Atomic Blonde

by - décembre 24, 2017



ATOMIC BLONDE
de David Leitch


je ne fais pas mystère de mon faible pour la série des John Wick. Je ne sais pas pourquoi mais j'ai eu un vrai plaisir à voir les deux premiers et j'attends avec impatience qu’arrive le troisième opus. C'est donc pleine d'envies et d'espoirs que je me suis mise devant Atomic Blonde. Les bandes annonces montraient une certaine filiation tant dans la manière de filmer que dans la photographie, rajoutez à cela un acteur et un réalisateur en commun avec le premier JW, et ce film avait toute mon attention. Je l'attendais sur deux écueils, je ne voulais pas d'une jane Wick , je ne voulais pas une héroïne dans un copier coller de ce qui l'avait précédé, histoire de parler à la femme qui est en moi. Non merci, je vaux mieux que ça. Et a l'autre bout de ma pensée je n'avais pas envie de me retrouver avec un film ou les femmes fortes sont avant tout le catharsis aux fantasmes de mecs coincés entre une BD et un playboy.

Lorraine Broughton est une agent du MI-6. Mais Lorraine est aussi une blonde incendiaire, qui parle plusieurs langues, spécialiste en exfiltration et en infiltration. Au lendemain de la chute du mur de Berlin, elle se retrouve face à l'un de ses responsables et le grand ponte de la CIA pour débriefer les dernières semaines qu'elle a passé à Berlin pour récupérer une liste et démasquer un agent double.
Inspiré du roman graphique the coldest city exclusivement en noir et blanc, ce film fait des choix très audacieux en matière de décors et de couleurs. En prenant le parti de faire des scènes très sobres, comme celles qui se déroulent dans la salles d'interrogatoires ou plus largement à Londres et des scènes hyper colorées quasiment électriques pendant les nuits berlinoises. 
Le réal tente de … non je ne sais pas ce qu'il tente de faire. l'image est belle, est très recherchée mais, pour moi elle sont le reflet de cette bouche en néon que l'on voit régulièrement, décoratives, soooo 80's dans la forme mais tellement pas dans le fond. Je ne comprends pas quel est le truc de ces décors. Je ne comprends pas ce que l'on veut me dire avec ces rayures qui se répondent, je ne comprends pas le kiff du réalisateur avec les trucs dans les baignoires, quelques soit les trucs.
Je ne comprends pas quel est le problème avec les glaçons. Le corps nu qui s'immerge dans les glaçons, la main fine qui pénètre lentement le sceau plein de glaçons pour en retirer une arme.... Freud, help me.
L'un de vous un jour m'a dit, réfléchit à comment le personnage rentre dans le cadre, comment il y évolue, ce que ça apporte... alors je tiens juste à dire que je n'en sais rien, je ne comprends pas pourquoi cette pauvre Lorraine pour prendre son bain bleu pleins de glaçons en plein décembre à Berlin, entre la tète le première dans l'eau, seins turgescents apparents. Je vous avoue avoir pendant de longues minutes contemplée ma baignoire et ne pas avoir compris.
Je vous le disais dans l'introduction, j'aime John Wick. J'aime la chorégraphie des combats, j'aime comment s'est filmé et construit. Ici les combats sont spectaculaires c'est certains, l'engagement de Charlize Theron est visible à l'écran. Mais à aucun moment je n'ai été aussi «embarquée». Probablement parce que Lorraine doit toujours être sexy en diable. Des le début, alors qu'elle n'est qu'un hématome sur de longues et magnifiques jambes, elle a quand même droit à une scène de nu. Car dans un combat palpitant, elle arrive à mettre plusieurs hommes à terres elle finit la scène tout porte jarretelle dehors.
Oui car l'écueil que se prend se film est l'hyper sexualisation de ses actrices qui pourtant tiennent la route sans ça. Je vous préviens, c'est racoleur à souhait, et je ne parle pas des robes sexy,des bodys en dentelle, des talons aiguilles rouges,cuissardes, des résilles et des portes jarretelles précédemment cités qui sont présents toutes les dix minutes dans le film. Ça à la rigueur ça gâche juste un peu le réalisme du film. Je parle par exemple des scènes lesbiennes filmées avec tous les marqueurs forts pour faire fantasmer le mâle, avec toute une iconographie et une gestuelle de magasines pornos.
Punaise c'est dommage!
Je ne soulignerai qu'un détail qui veut dire beaucoup pour moi, là ou certains tuent trois personnes avec un crayon à papier, elle se retrouve dans des appartements et «finit» ses adversaires avec des casseroles et le tuyaux pour laver le palier. Vraiment? Moi je n'ai vu que ça. Les combats sont chouettes, ça défonce tout le monde à mort, et quelqu'un s'est dit où est la casserole? C'est une femme?
Les acteurs font ce qu'ils peuvent et ils le fond très bien. Charlize Theron et Sofia Boutella sont extraordinaires. Elles sont investies, et arrivent à créer un personnage tant bien que mal dans cet univers plein de clichés. Elles tiennent la route dans les combats comme dans les scènes de jeu. J'avoue avoir été plus sensible à Delphine interprétée par Sofia Boutella, elle a su lui donner une humanité qui fait du bien au film. James mc Avoy tient la route malgré un rôle très prévisible.
Vous vous dites elle n'a pas parlé de l'intrigue, c'est vrai. C'est beaucoup car je n'ai rien à dire dessus, elle est parfois prévisible voire facile, le climax est pour moi mal amené, et les personnages ne sont pas attachants.


Un film qui m'a déçue. 


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