Là-Haut

by - mars 29, 2019



LA-HAUT
de Pete Docter et Bob Peterson


De là-haut je ne connaissais que les gifs qui ponctuent ma timeline tweeter et à l'occasion de sa diffusion à la télévision que j'ai décidé de sauter le pas et de le découvrir enfin dans son intégralité

Petit garçon solitaire, Carl a un héro, un explorateur qui parcourt le monde dans son zeppelin « spirit of adventure ». Un jour en rentrant chez lui il rencontre la petite Ellie. Garçon manqué qui partage le même amour pour cet aventurier que lui, un lien bien particulier se noue entre les deux. Après avoir partagé une vie d'épreuves et d'amour avec Ellie, Carl se retrouve seul et est obligé de laisser la maison où il a partagé ses jours et ses nuits avec sa femme. Il décide de réaliser l'un des rêves qu'elle a nourrit toute sa vie: vivre sur tepuy venezuelien aux chutes du paradis. Mais lors d'un départ haut en couleurs un jeune scout , Russell, se trouve embarqué dans cette histoire et dans ce voyage.

Ce film est auréolé de prix dont le golden Globes et l'oscar du meilleur film d'animation, il est une référence pour plein de personnes. Je suis moins dithyrambique.
Il a le design particulier des films dessinés en images de synthèses. Et c'est toujours délicat pour moi, cette technique que je trouve rarement à mon goût, est toujours plus proche de la caricature que de l'image féerique met immédiatement une distance entre l'histoire et moi. Et si les premières minutes du film avec Carl et Ellie enfants, tirent profit de ce graphisme. Ça exacerbe leur
coté coté rond presque poupin, ce qui fonctionne bien sur mon cœur tendre. Mais dans le reste du film ça devient hyper caricatural. Le coté très anguleux de Carl adulte ou le design de Russell le tout majoré le coté très lisse qui va te paire avec ce graphisme m'ont dérangée.

Effectivement ces représentations sont des raccourcis faciles. Par exemple Carl est un vieux monsieur rigide, qui a des idées arrêtées et un but et il ne veut pas envisager de faire autre chose et c'est ce qu'évoque son aspect physique, très rectangulaire. C'est facile et c'est discordant avec l'écriture des personnages qui est tout sauf monolithique,elle est toute en nuance. Reparlons de Carl, son évolution est douce et drôle, il a parfois des accents de Bruce willis dans piège de cristal, et a des catch-phrases vraiment drôles.
Son duo improbable avec Russell fonctionne bien et est aussi révélateur sur ce qu'est le monde ou nous évoluons. Chacun d'eux prenant à tour de rôle la place de moteur de l'histoire. Et ce scénario bien écrit arrive à trouver un équilibre. Et ce même si certaines choses sont prévisibles. Il y a assez d'espace pour qu'il nous surprenne et nous cueille.

Une autre chose est bien pensée dans ce film, le bestiaire .
Un oiseau spécial dont je ne parlerai que peu avec des couleurs vives et extraordinaires qui lui donne vraiment un accent « d'oiseau de paradis ». Et une flotte de chiens, de chiens qui parlent, qui sont à la fois de fabuleux vecteurs permettant d'illustrer une armée à la tète de laquelle serait placé un fou. Mais aussi de jouer sur les phénomènes de groupes de manières très drôle. Ils sont une vraie force dans le récit.

L'histoire est vraiment très touchante, elle n'est qu'un flot incessant d'émotions. Elle nous habite longtemps après ce film. Mais contrairement à d'autres films d'animations elle s'estompe vite, en tout cas pour moi. Il me reste la relation d'Ellie et de Carl quelques images charmantes, mais l'essentiel du film s'estompe. C'est un beau film mais il nourrit bien moins mon amour pour les belles histoires que d'autres ont pu le faire.




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