Disappearance (Napadid Shodan)

by - octobre 23, 2017



DISAPPEARANCE (NAPADID SHODAN)
d'Ali Asgari

Une nuit à Téhéran, un jeune couple fait le tour des hôpitaux. Elle a des saignements

Ce film avait tout pour me séduire. Il apparaît comme un discours engagé sur la condition de la femme. On y démontre qu'une femme peut mourir car le système médical refuse de la soigner. Pourquoi? Parce qu'il n'y a pas un homme référent, son père, son frère, ou son mari pour signer un papier. Car en Iran ce sont les hommes qui contrôlent les soins gynécologiques des femmes. Ce qui est inconcevable pour moi et logique dans ce film.

Je suis entrée tout de suite en écho avec l'histoire. Jusqu'à ce qu'elle laisse apparaître petit à petit une vision de la vie extrêmement particulière qui m'a dérangée. Car si notre héroïne fait le tour des hôpitaux c'est que lors de son premier rapport sexuel (hors mariage), elle s'est blessée, a une hémorragie et doit être opérée.

Au cinéma tous les préalables sont possibles, il y en a certains dans certaines circonstances qui sonnent bizarrement. En tant que femme je sais que c'est extrêmement rare qu'une femme est ce genre de blessure. Encore plus après un rapport sexuel consenti, alors que son compagnon est décrit comme à son écoute. Ceci interroge sur la manière dont ce long métrage veut parler de la perte de virginité hors mariage. Et je n'aime pas la réponse.

Lorsque d'autres femmes interviennent autour de cette jeune femme affaiblie, elles sont éduquées, rayonnantes, sublimée par leurs voiles. Lorsqu'ils sont noirs ils mettent en valeur la pâleur exquise de leurs peaux, s'ils sont bordeaux , ils sont raffinés et amènent classe et distinctions à leurs tenues de soirées. Notre héroïne, elle en a un gris, comme son teint de jeune femme anémiée par son hémorragie. Ces femmes ont des amoureux, sont doctoresses, étudiantes, infirmières. Elles sont éduquées, elles conduisent, ont la main mise sur leurs familles. Mais elles ont respecté la sacro-sainte règle de la virginité. Elles ne lui jettent pas la pierre. Car elles sont vierges et quasi parfaites. je grince un peu. tout jusqu'à l'épilogue va dans ce sens, comme si au final cet acte sexuel la sortait de la société à laquelle elle appartient. Le scénario est tourné de telle manière que c'est le père de notre héroïne et son argent qui ont le dernier mot.

Les hommes sont toujours bien présentés, même le plus moche de tous, évolue dans un cabinet médical luxueux et immaculé. Le compagnon de notre héroïne est concerné, super touchant. Ils apparaissent sous leurs bons jours.

Le message de ce film semble être: les femmes devraient avoir le droit de faire ce qu'elles veulent de leur vagin, dans la limite ou elles n'ont des relations sexuelles que quand elles sont mariées …
la manière de filmer est usante pour la rétine. Probablement tourné caméra à l'épaule, l'image saute tout le temps. Le pompon étant lorsque le réalisateur cadre nos personnages principaux entrant dans les hôpitaux; de dos (cou et tète). Cette technique veut créer une empathie avec les personnages, et nous faire marcher dans leurs pas. Mais l'image qui sautille, et la répétition de cette figure m'a donné envie de casser la caméra, lors des dernières fois où il l'utilisait.

Il y a cependant de belles choses comme la ville filmée de nuit. Le travail qui est fait autour de la voiture. Le positionnement des personnes dedans, le nombre qu'il sont. S'ils sont à coté, si ils sont installés qui est embarqué et qui ne l'est pas. C'est vraiment le bon coté des choses.

Ce film est très inégale et prône une manière de penser qui est totalement a l'opposé de la mienne

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