7 Morts sur Ordonnance

by - septembre 29, 2017



7 MORTS SUR ORDONNANCE
de Jacques Rouffio


J'aime les films des années 70 français. J'aime ce cinéma engagé, et créatif. C'est donc avec un plaisir non feint que l'on s'est plongé dans celui ci.

Le docteur Loressay est un chirurgien à l'hôpital de Clermont Ferrand, un jour avant de rentrer au bloc il fait une crise cardiaque. Pris en charge tout de suite, il est prêt trois mois après à reprendre contact avec ses bistouris. C'est là qu’apparaît le professeur Brezé, directeur d'une clinique qui pâtit de la maestria est du désintéressement de ce chirurgien. Son statut de membre du conseil de l'ordre lui permet de mettre la pression sur cet homme. C'est à ce moment qu'un psychiatre le fait pénétrer plus dans l'histoire de son prédécesseur le docteur Berg qui s'est suicidé quelques années avant en tuant aussi sa femme et leurs trois enfants. Malgré ça il est encore énormément aimé par ses patients.
Inspiré d'une histoire vraie qui s'est déroulée à Reims, le scénariste Georges Conchon décide de distiller plusieurs notions dans son œuvre.
Ici c'est principalement la manipulation des personnes qui est le centre du film. La manipulation de médecins pour qu'ils cessent de faire de l'ombre à d'autres. Puis en sous texte la vision de deux médecines une dévouée à ses patients, qui se joue sur l'humain; et une seconde ou le titre de docteur se transmet de père en fils comme une entreprise que l'on doit faire fructifier pour la prochaine génération. Tout cela n'est absolument pas facile, ni manichéen
Mais c'est un film qui sent bon les films de claude chabrol avec un regard aigre sur le fonctionnement de l'élite des villes de provinces, sur des ambitions à la petite semaine, et sur un silence que jamais personne ne rompt. Sans oublier la puissance de la réputation...
Une fois que l'on a dit ça, on a tout dit et ça devient ennuyeux. Car des films ou des gens veulent en manipuler d'autres depuis 1975 on en a vu quelques uns. Et des bons. Et ici les ficelles sont grosses. L'analyse à deux balles du psychiatre de service. Les machiavels pas très affûtés et très méchants qui n'ont peur de rien. Et le silence de ceux qui savent. Les gentils, ils sont très gentils, et quand ils sont mégalos, ils sont charismatiques et tellement talentueux . Ce sont de vrais Robin des Bois.
Les patients ce sont en générale des patientes qui en face de notre ami mégalo qui est irrespectueux avec elle partent dans un éclat de
rire aux confins du symptôme hystérique. Elles sont quantités négligeables. C'est l’époux qui choisit le chirurgien, l'un d'entre eux les regarde comme un bout viande elles gloussent, elles fangirlent leurs médecin au point d'attendre des mois pour que ça soit lui qui les prennent en charge, ou elles parlent encore de lui avec des étoiles dans les yeux des années après qu'il est exterminé toute sa famille. Puis, c'est fragile ces petites choses! A peine assez intelligente pour être une épouse qui ne connaît jamais correctement son époux, et qui les «castrent» cf le psy du film. Du coup parfois ça meurt de peur et on ne la comptabilise pas dans le titre, parce qu’elle est pauvre, parce qu'elle n'a pas de lien avec le milieu médical, en tout cas elle est insignifiante.
Le rythme du film est lent mais du coup , on a le temps de profiter de ce casting qui fait rêver. Michel Piccoli, Gerard Depardieu, Jane Birkin, Marina Vlady entre autre ...

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