Volcano High

by - août 18, 2017


Kim a des pouvoirs paranormaux. Le jeune homme se fait renvoyer de son lycée pour avoir utilisé ses pouvoirs contre un de ses professeurs. Il intègre alors Volcano High School, un lycée où des gangs d'élèves, experts en arts martiaux et doués de super-pouvoirs, s'affrontent...
Volcano High – 5 Décembre 2001 – Réalisé par Tae-gyun Kim

J'évite aussi souvent que je le peux, de me dire qu'avant c'était mieux ! Mais concernant certaines choses, c'est impossible et je pense ainsi à Canal Plus. Je me souviens encore le jour ou on s'est abonné, ou l'installateur est venu mettre la parabole (Oui c'était il y a longtemps) et ce plaisir immédiat devant l'offre qui nous était proposée. C'est grâce à ça que j'ai pu découvrir des animes incroyables, comme Gumn, Neon Genesis Evangelion, Appleseed, mais aussi certains films de John Woo, Tsui Hark ou encore des films coréens. Bref c'était une époque ou la chaîne était encore prescriptrice et aujourd'hui je ne pense que j'aurais découvert « Volcano High »

Kim n'est pas un élève comme les autres ! Il ne cesse de changer d'établissement scolaire pour cause d’indiscipline, car il a depuis un mystérieux accident, des super-pouvoirs et que des qu'il ne fait pas attention, des incidents se produisent, ce qui tend à le marginaliser. C'est ainsi qu'après un dernier accroc, il se retrouve dans l'école de la dernière chance, la « Volcano High School » ! Malheureusement depuis plusieurs années, une guerre entre école perdure, supplantant peu à peu toute autorité. Un climat qui gangrène les diverses écoles, les gangs sont légion et la paix est un lointain souvenir. Toutefois une rumeur court comme quoi celui qui maîtrisera le manuscrit sacré ramènera la paix dans et entre les différentes écoles. Kim va devoir alors choisir son camp …

Lorsque je l'ai découvert la première fois, l'affiche du film se targuait d’être «Le Matrix Coréen » ! Une belle connerie à posteriori, car ça a autant de rapport avec le film des sœurs Wachowski qu'un député honnête à l'assemblée nationale. Un détail dont on se rend compte assez vite mais qui n'est toutefois pas handicapant pour l'apprécier ! Ce film réalisé par Tae-gyun Kim ne manque pas d'ambitions et se révèle être la parfaite adaptation, de ce que pourrait (devrait)être à l'avenir un shonen en film live !

Le film est écrit par Kim Tae-gyun et Seo Dong-heon. L'histoire qu'ils nous livrent se concentre sur l'arrivée du jeune Kim, en plein milieu d'une guerre entre gangs dans le milieu scolaire. Et sans verser dans l'ultra violence d'un kinji fukasaku avec son « Battle Royale », on assiste aussi à la défiance d'une partie de la jeunesse envers les adultes. Une violence gratuite et injustifiée qui n'appelle que la violence en retour. C'est le contexte idéal pour développer la quête du héros type, celui qui ramènera l'équilibre dans la force , avec moult rebondissements et échecs, jusqu'au combat final dantesque (entraînement/confrontation/défaite/power-up/nouvelle confrontation). Le récit classique du héros moderne, du héros campbellien typique passe au filtre du shonen nekketsu ! Que ça soit par le récit, l'ambiance, le ton ou encore la caractérisation des différents personnages, on nage en plein dans ce genre là; ce qui permet d'un coté de faire oublier la banalité de la narration et le jeu outrancier des acteurs qui se trouve d'un coup légitimé.

Quant à la réalisation de Kim Tae-gyun, elle ne manque pas d'idées ni de jolies trouvailles visuelles ! Notamment lorsqu'il s'agit de matérialiser les pouvoirs des différents protagonistes, les plus spectaculaires étant ceux du héros ! L'image est alors habilement construite pour faire ressortir ce dynamisme propre aux pages d'un manga. Ce qui donne quelques séquences impressionnantes et bien découpées, l'intro, l'entrainement dans la douche du héros et bien sur le combat final. Visuellement, c'est assez radical, tout n'est que nuances de gris et couleurs dé saturées, ou seules certaines couleurs viennent casser cette harmonie, comme les cheveux oranges du héros. Un ensemble harmonieux que l'usage de la lumière vient contraster et en cela, le travail du chef op Choi Yeong-taek est particulièrement réussi.

Par contre le rythme, c'est pour moi le point noir du film. A tel point qu'on peut décrocher sans mal de l'histoire qu'on nous montre. Sauf qu'en contrepartie ça a le mérite de bien nous présenter l'univers, la problématique, les personnages et leurs caractérisations. Si il faut passer outre le jeu particulier des divers interprètes, le casting s'en donne à cœur joie. Notamment Hyuk Jan dans le rôle de Kim, timide, maladroit et naïf, qui se révèle au fur et a mesure une personne forte et puissante; l'inverse de Su-ro kim dans le rôle de Jang, « le rival », fanfaron et faussement méchant ! Puis on trouve Min-a Shin dans le rôle de Yu, le premier rôle féminin du film. Un personnage pivot pour le héros, car c'est elle qui le guidera vers la « lumière ». Jun-ho Heo prend le rôle de Ma, un professeur atypique et badass qui doit les remettre au pas. Une tache fort peu gratifiante, mais qu'il accomplit avec jubilation ! Un second degré bienvenue, qui casse l'austérité de ce personnage au premier abord. 


Imparfait, mais tellement généreux ! Mon seul regret ? Qu'il n'y est jamais eu de suite !

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