L'histoire des Hoover. Le père, Richard, tente désespérément de vendre son "Parcours vers le succès en 9 étapes". La mère...

Little Miss Sunshine

01:51:00 Inglourious Cinéma 8 Comments


L'histoire des Hoover. Le père, Richard, tente désespérément de vendre son "Parcours vers le succès en 9 étapes". La mère, Sheryl, tente de dissimuler les travers de son frère, spécialiste suicidaire de Proust fraîchement sorti de l'hôpital après avoir été congédié par son amant. Les enfants Hoover ne sont pas non plus dépourvus de rêves improbables : la fille de 7 ans, Olive, se rêve en reine de beauté, tandis que son frère Dwayne a fait voeu de silence jusqu'à son entrée à l'Air Force Academy. Quand Olive décroche une invitation à concourir pour le titre très sélectif de Little Miss Sunshine en Californie, toute la famille décide de faire corps derrière elle. Les voilà donc entassés dans leur break Volkswagen rouillé : ils mettent le cap vers l'Ouest et entament un voyage tragi-comique de trois jours qui les mettra aux prises avec des événements inattendus...

Little Miss Sunshine – 6 Septembre 2006 – Réalisé par Jonathan Dayton et Valerie Faris

Little Miss Sunshine est typiquement le genre de film indépendant qui passe à Sundance. Une histoire qui porte sur des sujets de sociétés et qui est très souvent a la limite de la comédie et du drame. Une recette que l'on retrouve hélas beaucoup trop souvent, chaque année on voudrait nous faire voir « Le nouveau » Little Miss Sunshine mais hélas il n'y en a qu'un ! Et qu'il est devenu inoubliable pour bien des raisons.

C'est l'histoire d'une petite fille de sept ans qui ne cesse de rêver ! Cette petite aux yeux grands comme des billes se rêvent d’être la prochaine miss América. Elle s’entraîne tout le temps, elle imite les candidates qu'elle peut voir à la télé jusqu'au jour ou elle reçoit une invitation pour participer au concours de mini-miss "Little Miss Sunshine". D'un coup c'est l'explosion, Olive ne peut retenir sa joie et tout le monde en profite. Toujours prêt à la soutenir, c'est toute sa petite famille qui l'accompagne pour faire ce voyage jusqu'au concours. Un long périple qui ne sera pas de tout repos, car au fil des kilomètres, les tempéraments vont s'affirmer et les non-dits vont exploser. Exposant le mal-être d'une famille que seule une petite fille arrivera à réparer …

Si Little Miss Sunshine a désormais une très bonne réputation, le film eu bien du mal a se produire. Il ne lui fallait pourtant que 8 millions de dollars, une peccadille quand on pense à certains films a gros budgets. Mais après cinq ans de galère, le film pu enfin naître et se matérialiser sur pellicule. Une première pour Jonathan Dayton et Valerie Faris, marié dans le civil mais aussi dans le travail, ce couple de réalisateurs tout droit sortis de l'univers des clips vidéos, signent un road-movie de qualité.

Et pour être honnête, c'est un premier film qui est bon, voire très bon ! Qui réserve plein de surprises car sous son apparence légère de road movie, le film cache une part d'ombre qui donne beaucoup d'épaisseur à l'histoire et aux personnages. Ce que l'on ne devine pas au début car ils ont une puissance comique évidente mais très vite, ils dévoilent ce qu'ils ont au plus profond d'eux. La mère qui est surmenée, le père qui s’entête dans un travail qui ne le rend pas heureux, un grand père irascible qui se languit d'une autonomie qu'il a perdu, un fils mutique, un oncle gay dépressif suite à une rupture et une jeune fille enjouée mais paralysée par les névroses de ses parents. L'histoire bien écrite par Michael Arndt joue habilement sur leurs cotés cachés, en s'en servant de ressort comique mais aussi comme de véhicules (vecteurs)pour parler de sujets graves comme le suicide, l'homosexualité,l' handicap, le couple, la vieillesse et les rêves non réalisés. Par contre il n'y a pas de place pour la déprime car ce voyage sera la plus belle des thérapie, les difficultés ne seront pas oubliés mais acceptés et chacun trouvera une porte de sortie pour avancer, pour faire avancer Olive et prendre enfin un nouveau départ ...

Les deux réalisateurs filment l'ensemble avec simplicité. C'est propre, joli, bien rythmé et équilibré avec un climax de fin hilarant. De plus leurs passif dans le monde du vidéo-clip leurs confèrent une certaine expérience dans le choix scène/musique, pour mieux surprendre et donner de la puissance à l'image ! Et entouré de Mychael Danna et du groupe Devotchka, la bande originale est superbe. On ajoute à ça des dialogues corrosifs, de vrais moments de drôlerie ainsi qu'un sens du sarcasme prompt a démolir une partie de l'American way of life. Le casting quant à lui, je ne l'échangerais pour rien au monde car chose rare, ils sont tous bons. Toni Collette, Paul Dano, Greg Kinnear, Steve Carell, Alan Arkin et Abigail Breslin forme la famille la plus « dysfonctionnellement » attachante que j'ai du voir au cinéma. 

Road Movie thérapeutique !!!


8 commentaires:

  1. Je ne me lasse pas de ce film culte (hélas la porte ouverte à un trop grand nombre de films indé US pas toujours intéressants), hilarant, touchant, profond, rythmé et avec des personnages très attachants.

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    1. Oui ce film est une petit boule d'énergie positive apaisante et bien pensé

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  2. Ce qui me dérange un peu c'est que désormais dès qu'un film indé sort on te sort le "nouveau Little miss sunshine". Et aussi malgré lui il révèle tous les petits travers du film indé us. Bien malheureux car le film est vraiment pas mal et montre une satire sociale féroce. Le looser est le père et non sa famille soudée. Le problème c'est qu'il s'en rend compte beaucoup trop tard. Le final est non seulement un hymne pour lui.mais aussi pour sa famille dressant un gros fuck à une Amérique bien pensante mais qui fait des cobcours de mini miss. Un beau paradoxe.

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    1. Entièrement d'accord avec toi sur ce point, il ne se passe plus une année sans le petit film indé, avec la petit affiche jaune ... Mais hélas ce n'est jamais aussi bien !
      Je te rejoins en partis sur le film aussi, meme si pour moi c'est une hymne à la famille et a la différence.

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    2. Aussi. Le looser est meilleur que le reste. ;)

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