Egaré dans l'espace-temps, un engin spatial américain s'écrase en 3978 sur une planète inconnue. Les astronautes Taylor, Landon ...

La Planète des Singes

08:30:00 Inglourious Cinéma 2 Comments


Egaré dans l'espace-temps, un engin spatial américain s'écrase en 3978 sur une planète inconnue. Les astronautes Taylor, Landon et Dodge découvrent que les hommes primitifs de cette planète mystérieuse sont placés sous le joug de singes très évolués...

La Planète des Singes/ Franklin J. Schaffner/ 25 Avril 1968

On a beau cracher sur les remakes, moi le premier bien sur … Mais parfois, le remake fait son devoir de transmission, inconsciemment ou pas, il nous amène a regarder en arrière pour découvrir ce qui a fait de lui ce qu'il est aujourd'hui. C'est le cas avec « La Planète des Singes-les Origines », blockbuster estival avec une « vraie » réflexion, le film réalisé par Rupert Wyatt avait réussi a me toucher, me poussant ainsi a porter mon interet vers les débuts de cette saga …

Un équipage de quatre astronautes est envoyé dans l'espace, a destination d'une très lointaine planète. Le responsable de l’expédition, le colonel Taylor, prend soin de L'équipage et veille a bien les plonger en hibernation, avant de lui même plonger dans un profond sommeil. L’expédition prend un tournant dramatique, réveillés, l'air hagard, leur vaisseau s'écrase sur une planète inconnue, sans savoir si ils sont arrivés a bon port, Taylor, Landon et Dodge gardent leurs esprits aventureux et partent ainsi explorer ce vaste territoire. Ils traversent d'immense désert, de vaste canyons, leurs périples est long, quand ils trouvent enfin de l'eau, des arbres, une végétation luxuriante et un infime espoir de s'en sortir. Dans un climat alors propice a la vie, ils découvrent d'autre être humains, mais une chose va les horrifier, ils ne sont plus en haut de la chaîne alimentaire …

On doit le scénario de « La Planète des Singes » à l'auteur français de roman Pierre Boulle, dont le roman éponyme sortie trois ans avant le film, sert d'idée de base, faute d'un budget conséquent pour porter intégralement l'histoire à l'écran. Une contrainte budgétaire qui n'aura que peu d'impact, tant le propos de base reste lui identique ( Où presque). Revisitant le Darwinisme et la théorie de l'évolution, les scénaristes nous entraînent dans un récit dystopique glaçant. D'un coté, les explorateurs terriens, fiers et tout puissants, de l'autre une société simiesque prédominante ou l'homme n'est plus qu'un simple animal !!! Une inversion qui fait mal, qui montre combien « l'homme » est cruel avec ce subtil effet de miroir, surtout quand l'humain est incarné avec véhémence par un Charlton Heston réactionnaire a mort !!! De plus c'est très bien mis en scène par Franklin J. Schaffner qui 2 ans avant Patton nous régale par la justesse de ses cadres, par ses choix ou encore par le rythme du film totalement maîtrisé. Une réalisation qui est aussi bien mise en valeurs par des décors réussis, plus primitifs que voulu mais qui dénotent une société bien organisée, que par les costumes qui ne sont pas mal et les maquillages de grandes qualités qui font illusions même si j'ai ri au début devant le rendu assez particulier … Le plus fort reste la révélation de fin, qui donne en un quart de seconde plus d'épaisseur au film et qui pousse la réflexion encore plus loin, le tout en rappelant l'époque du film ainsi que l'une de nos plus grandes peurs.

Pour porter ce film ils ont pu compter sur la star Charlton Heston. Un acteur de talent qui porte en lui tous les travers que l'on peut reprocher à l’être humain, arrogant, machiste, pro-arme (Etonnant non?), un archétype suffisamment fort pour adhérer a sa volonté de s'en sortir … A coté de lui, les grimées a.k.a nos amis les primates, qui malgré leurs maquillages sont vraiment très bon, je parle bien évidemment de Roddy McDowall en Docteur Cornélius, Kim Hunter incarne la loquace Docteur Zira tant que Maurice Evans se glisse avec aisance dans le costume du docteur Zaius, trois acteurs qui auront appris a vivre avec leurs costumes ; a les apprivoiser, pour nous les faire oublier et c'est grandement réussis.


Un classique d'anticipation qui ne vole "absolument" pas sa réputation. Deux ans avant "Patton", le réalisateur tape très fort. 


2 commentaires:

  1. Un sommet de science-fiction qui nous interroge sur la bêtise de l'Homme et que l'évolution peut être inverse. Le plan final reste le twist le plus mémorable du cinéma à mon sens, car il frappe le spectateur avec une violence indéniable.

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    1. Oui cette double lecture du film est vraiment bien trouvé et la fin aussi violente et abrupte, c'est du grand art

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