Dos jóvenes, El Niño y El Compi, quieren iniciarse en el mundo del narcotráfico en el estrecho de Gibraltar. Riesgo, emociones y mucho d...

El Nino

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Dos jóvenes, El Niño y El Compi, quieren iniciarse en el mundo del narcotráfico en el estrecho de Gibraltar. Riesgo, emociones y mucho dinero para quien sea capaz de recorrer esa distancia en una lancha cargada de hachís que vuela sobre las olas. Jesús y Eva son dos agentes de la Policía antidroga que llevan años tratando de demostrar que la ruta del hachís es una de las principales vías de penetración de la cocaína en Europa. Su objetivo es El Inglés, el hombre que mueve los hilos desde Gibraltar, que es la base de operaciones. La creciente violencia de las advertencias que reciben les indica que van por buen camino. El destino de estos personajes, fuera y dentro de la ley, terminan por cruzarse.

El Nino – 29 Aout 2014 – Réalisé par Daniel Monzon

Lorsque j'ai découvert « Celda 211 » du réalisateur Daniel Monzon, je ne m'attendais pas à subir un tel choc. Ce film qui se déroule dans le milieu carcéral est un concentré bouillant d'adrénaline que Monzon distille habilement, avant d'exploser dans un dernier acte tragique et singulier ou on en ressort le cœur lourd, mais paradoxalement on est content, presque heureux d'avoir découvert ce film. Ensuite il ne reste que l'attente ! Celle interminable pour un cinéphile français de voir « El Nino » la dernière œuvre du réalisateur et ce fut fait, sur l'une des chaînes du câble, près de deux ans après sa sortie initiale en Espagne.

Le détroit de Gibraltar est l'une des portes d'entrées du trafic de drogue en Europe. Que cela soit coté espagnol ou marocain, les autorités font ce qu'elles peuvent pour endiguer le problème et limiter le phénomène. Mais d'un coté comme de l'autre les trafiquants ne manquent pas d'ingéniosités, de flairs ni de contacts pour amener a bon port chaque cargaisons. Et ceux qui ne coopèrent ou qui ratent leurs travaux sont immédiatement sanctionnés. Un climat particulier ou chacun essaye d'y trouver son compte, les autorités espagnoles se donnent énormément de mal, avec Jesus qui est obsédé par l'arrestation d'un trafiquant de renom dit l'Anglais, une opiniâtreté qui n'est pas sans conséquence. Tout comme celle dont fait preuve un jeune espagnol, « El Nino » qui n'a peur de rien et qui voit dans le trafic de drogue, le moyen d'avoir la vie rêvée

Si « Celda 211 » m'avait surpris par son intensité, « El Nino » m'a quant à lui surpris par son approche réaliste du sujet et c'est la toute la force du film de Daniel Monzon. Avec son scénariste, le talentueux Jorge Guerricaechevarria, ils se sont documentés pendant près de huit mois sur les hommes et les femmes qui sont confrontés à cela, ils ont interrogé des douaniers, des policiers ou des « Gomeros » ceux qui conduisent ces hors-bords entre le Maroc et l'Espagne et ils ont récoltés des tas d'histoires, toutes plus tragiques les unes que les autres. Un travail de fond qui a permis de dégagé deux axes forts, deux storylines bien distinctes, avec au milieu le trafic de drogue.

Et à la manière d'un documentaire, Monzon va suivre ses personnages, sans les juger, mais en montrant bien les contradictions qui peuvent les animer et les tentations auxquelles ils doivent faire face! Le réalisateur prend son temps et maîtrise son rythme au mieux pour le briser avec plus de force lors des scènes entre les hélicoptères et les hors-bords ou l'on sent tout le travail de mise en scène de Daniel Monzon, qui livre ici de vrais morceaux d'adrénaline tout en mettant en valeur le paysage local absolument magnifique grâce au beau travail de Carles Gusi ! Que ce soit la froideur des quais du port d'Algésiras, l’immensité du rocher de Gibraltar et du mont Abyle, ou de la chaleur des rives du Maroc tout cela contribue à montrer la singularité de cet endroit.

Sans concession, le film ne fait pas dans la dentelle et ne dresse pas un portrait optimiste de la situation. Au final quel que soit le coté ou se trouvent les personnages, ce sont avant tout des êtres humains, avec leurs forces et leurs faiblesses. Certains tombent dans la corruption, dans l'argent facile ou ils ont enfin la reconnaissance qu'ils cherchaient. Et cela n'est pas sans conséquence, car la mort ou la prison les guette, mais au grand jeu du trafic de drogue, il y a toujours quelqu'un pour prendre votre place et continuer ! Les dernières secondes du film oscillent jouent sur cette ambiguïté et nous fait clairement penser, que rien n'est joué et qu'il y a encore bien du chemin a parcourir avant d’être en mesure de mettre un terme à ce fléau ….

Quant au casting, il est de qualité et extrêmement plaisant ! Bon celui qu'on voit le moins c'est Ian McShane dans le rôle de l'Anglais, un second rôle qui ne manque pas de présence auquel l'acteur donne toute son élégance. La révélation du film, c'est le premier rôle de Jesus Castro dans le rôle de « El Nino » ! Un acteur avec un charisme magnétique et un jeu de taiseux qui lui vont admirablement bien, passant sans aucune difficulté du « El Nino » insouciant a celui capable de tenir tête a un hélicoptère des autorités ! Et il faut dire qu'il en faut du culot, quand on a en face monsieur Luis Tosar. L'acteur qui retrouve Daniel Monzon après « Celda 211 » compose une fois de plus, une composition solide ou la justesse est de mise, un rôle moins intense que la « Malamadre », mais tout aussi complexe. Il y a aussi Sergi Lopez dans le rôle de Vicente, qui est tout aussi convaincant et Barbara Lennie joue Eva la collègue de Luis Tosar avec ce qu'il faut de subtilité. On trouve aussi Moussa Maaskri dans le rôle de Rachid, Jesus Carroza dans celui de Compi et Mariam Bachir dans celui de Amina qui ne démérite absolument pas … 


Moins intense que "Cellda 211", ce nouveau film de Daniel Monzon n'en est pas moins intéressant et très bien interprété !


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